Les différents chefs de partis fédéraux sont très actifs en ce deuxième jour officiel de campagne électorale. Faisant campagne dans différentes régions du Québec ce lundi, tant Gilles Duceppe que Stéphane Dion s'en sont pris au gouvernement sortant des conservateurs de Stephen Harper.
En tournée à Québec, Gilles Duceppe a rencontré le maire de la capitale Régis Labeaume et a affirmé en point de presse qu'il ne faut rien tenir pour acquis lors d'une campagne électorale. Il réagissait alors à une question sur le fait que le vote d'appui au Bloc québécois était en forte baisse dans la région de Québec aux dernières élections.
Le chef du Bloc s'est cependant dit confiant de regagner du terrain dans les circonscriptions de la capitale. Il s'est aussi dit surpris du fait qu'aucun candidat conservateur ne sera opposé au député sortant indépendant de Portneuf--Jacques Cartier, André Arthur.
Le chef bloquiste était également de passage à Trois-Rivières plus tôt en journée et a alors lancé un appel aux fédéralistes québécois qui ne se retrouvent pas dans les valeurs prônées par le Parti conservateur. Gilles Duceppe estime que les fédéralistes auraient en fait tout intérêt à voter pour le Bloc québécois et qu'ils peuvent y trouver leur compte. Il a aussi affirmé que la souveraineté se décidera à Québec et non à Ottawa.
Le chef bloquiste a aussi sommé les conservateurs de respecter la loi électorale, en faisant référence aux accusations d'Élections Canada à l'endroit du parti de Stephen Harper. Élections Canada a conclu que 27 candidats conservateurs auraient contourné la loi électorale aux dernières élections de 2006 en matière de dépense. Gilles Duceppe a alors mis son adversaire conservateur au défi de respecter la limite de dépenses qui est prévue à la loi électorale.
En campagne en Colombie-Britannique ce lundi, Stephen Harper a réaffirmé, en réponse à ces accusations, que son parti avait respecté la loi électorale en 2006.
Le premier ministre a de plus appelé les fédéralistes de Montréal à voter pour les conservateurs s'ils ne veulent pas voir le débat sur la question nationale du Québec renaître et nuire à l'économie de la métropole. Il a également soutenu qu'en terme d'unité nationale, les conservateurs représentent la voie modérée du centre.
Stéphane Dion, chef du Parti libéral du Canada, étant quant à lui de passage à Saint-Lambert, dans la région de Montréal. Il a déclaré en avoir assez des «mensonges» de Stephen Harper sur lui et son programme politique.
Le chef libéral a soutenu que le premier ministre avait menti aux Canadiens sur le plan libéral et qu'il continue de le faire. Il réagissait en fait aux affirmations des conservateurs selon lesquelles il veut augmenter la TPS et enlever la prestation pour la garde des enfants de 1 200 dollars tout en en imposant une nouvelle taxe sur le carbone qui contribuera à augmenter de biens de consommation, dont l'essence et l'électricité.
Stéphane Dion a rejeté ces affirmations et promis de ne pas augmenter la TPS. Il a également déclaré que son plan vert sera positif pour les familles qui profiteront d'un revenu plus important.
Source: La Presse, Radio-Canada
par Olivier Caron
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