Mardi, l'état d'urgence a été décrété à Bangkok après de violents affrontements. Des milliers d'opposants, partisans de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), exigent la démission du Premier ministre thaïlandais Samak Sundarajev en poste depuis sept mois et occupent le siège du gouvernement.

Les affrontements ont fait au moins un mort et 44 blessés, dont trois par balles.
Le commandant en chef de l'armée est à la tête d'un commandement spécial pour faire appliquer l'état d'urgence, avec dans ses rangs le chef de la police nationale et le commandant militaire de la région de la capitale thaïlandaise.
Le PAD, coalition de militants nationalistes, royalistes et syndicaux accusent le Premier ministre d'être la marionnette de l'ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, lui-même renversé par un coup d'État en 2006.
Malgré l'état d'urgence, les manifestants ne semblent pas vouloir céder. Le gouvernement ne souhaite pas recourir à la force pour le moment et Samak Sundarajev refuse de démissionner ou de dissoudre le Parlement.
Lundi, la State Enterprises Workers' Relations Confederation a appelé à des débrayages à partir de mercredi, menaçant de couper l'eau et l'électricité aux agences du gouvernement.
Samak Sundarajev avait remporté en décembre les premières élections législatives avec une forte majorité. La commission électorale a toutefois demandé mardi, indépendamment de la crise, la démission du Premier ministre pour fraude électorale.
(Source: Agence France-Presse)
par Geneviève Allard
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