Ce jeudi soir, la convention nationale du Parti républicain prend fin avec le discours d'acceptation du candidat à la présidence des États-Unis, John McCain. Une convention qui aura été dominée par les révélations sur sa colistière, la gouverneure de l'Alaska Sarah Palin et qui aura aussi été perturbée par l'ouragan Gustav, qui a touché le sud des États-Unis au début de la grande messe républicaine.
Le candidat républicain, qui vient tout juste de célébrer son 72e anniversaire, s'adressera à ses supporteurs en fin de soirée à St Paul, Minnesota.
Selon des extraits diffusés en avance par les médias américains et internationaux, McCain jouera principalement la carte du changement dans son allocution. «Je suis fier d'avoir présenté notre prochaine vice-présidente au pays. Et je suis impatient de la présenter à Washington. Et laissez-moi donner un premier avertissement au Washington usé, dépensier, qui ne fait rien, qui pense moi d'abord et le pays après: le changement arrive» devrait dire le leader républicain, selon l'AFP.
«Encore et encore, j'ai travaillé avec des membres des deux partis pour régler les problèmes qui avaient besoin d'être réglés. C'est comme cela que je travaillerai en tant que président» devrait-il ajouter.
Il devrait aussi parler de sa captivité à l'époque de la guerre du Viêt Nam et de ce qu'il considère comme une incapacité de son rival Barack Obama à travailler au-delà des barrières partisanes. Se disant apte à travailler sans esprit partisan, le sénateur de l'Arizona devrait argumenter qu'il a le bilan et les cicatrices qui le prouvent. Il devrait également, comme Sarah Palin la veille, attaquer le leader démocrate sur sa position face au conflit en Irak.
Sénateur de l'Arizona depuis 1987, vétéran de la guerre du Viêt Nam, McCain entame officiellement sa campagne présidentielle dans la tourmente. C'est que plusieurs révélations sur sa colistière Sarah Palin, dont les principales touchent la grossesse de sa fille de 17 ans et l'enquête parlementaire à son sujet dans l'état qu'elle gouverne, ont occulté une bonne partie de la convention républicaine au cours de la semaine.
Par contre, les révélations en question n'ont pas semblé affecter Palin qui, malgré son inexpérience sur la scène nationale, a livré mercredi soir un discours qui a semblé plaire aux partisans républicains et galvaniser les troupes. Elle a attaqué avec virulence le candidat démocrate à la présidence, Barack Obama, notamment sur la question de la guerre en Irak.
Selon un récent sondage, Obama aurait une avance de quelques points sur John McCain. Il ne reste que 63 jours avant l'élection du 4 novembre. Le premier débat télévisé entre Barack Obama et John McCain est prévu pour le 26 septembre.
Source: AP
par Olivier Caron
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