L'avion du leader du Parti libéral du Canada Stéphane Dion a dû atterrir de façon imprévue à Montréal ce mardi soir vers 20h20, pour un problème indéterminé.
L'appareil de la compagnie Air Inuit, qui était parti de Sherbrooke et qui devait se rendre à London, en Ontario, a effectué un atterrissage forcé pour effectuer des vérifications. Selon La Presse, toutes les lumières de la cabine de l'appareil se seraient éteintes après le décollage.
Selon le directeur des communications de M. Dion, un des deux générateurs de l'avion perdait du pouvoir. Stéphane Dion devrait passer la nuit à Montréal.
Par ailleurs, avant cet incident aérien, Stéphane Dion a affirmé ce mardi vouloir trouver des solutions au problème de la pénurie de médecins au pays. Le chef du Parti libéral, en tournée à Sherbrooke, a ainsi annoncé qu'un gouvernement libéral créerait un Fond pour les médecins et le personnel infirmier d'une valeur de 420 millions de dollars sur une période de quatre ans.
Le leader libéral soutient que cette promesse permettrait d'aider chaque Canadien à avoir accès à un médecin, alors que les délais d'attente aux urgences ainsi que pour les diagnostics sont trop longs. Cette situation est causée par la pénurie de personnel infirmier et médical, ce qui est inacceptable, estime Stéphane Dion.
Son plan est d'accroître les ressources à la formation des médecins, des infirmières ainsi que des techniciens médicaux et d'éliminer ce qui ralentit l'accréditation de nouveaux professionnels de la santé.
De plus, Stéphane Dion a soutenu ce mardi que son parti récompensera les étudiants en médecine qui choisiront les spécialisations comme la médecine familiale, celle en milieu rural et la gériatrie. De plus, un éventuel gouvernement libéral accroîtrait les professionnels de la santé dans les collectivités mal desservies et diminuerait de 10 000 dollars par année la dette d'étude de ceux-ci lorsqu'ils accepteraient de pratiquer dans les collectivités en question durant au moins cinq ans.
De son côté, le chef conservateur Stephen Harper a promis en fin de journée que lors d'un second mandat, il serrerait la vis aux criminels.
Présent à Mississauga, en Ontario, le premier ministre sortant a indiqué qu'il n'accepterait pas que l'opposition sabote ses efforts dans la lutte au crime en faisant de l'obstruction au Parlement. C'est pourquoi il a soutenu vouloir un mandat fort afin de pouvoir faire accepter ses mesures contre la criminalité en chambre, dans l'éventualité où celles-ci feraient l'objet d'un vote en chambre.
Stephen Harper a déclaré ce mardi que les autres partis ne croient pas au durcissement des loirs contre les criminels, ce qui motive la volonté d'un mandat fort. Le leader conservateur n'a cependant pas prononcé le mot «majorité» lors de son allocution, un terme qu'il évite depuis le début de la campagne, il y a dix jours.
Source: La Presse, La presse Canadienne
par Olivier Caron
Services