C'est demain, mercredi, que le plus grand accélérateur de particules au monde sera mis en marche à la frontière franco-suisse.
Le Grand collisionneur de Hadrons (LHC) a été construit pour étudier les plus petites particules connues et tenter de recréer les conditions du début de l'univers, immédiatement après le big bang.
Il s'agit en fait d'un anneau de 27 kilomètres de circonférence construit à 100 mètres sous la terre. Autour de l'anneau, quatre grands détecteurs ont été installés sur lesquels vont se produire des colisions de paquets de protons, dont la vitesse atteindra pratiquement celle de la lumière, soit 300 000 kilomètres par seconde.
L'expérience tente aussi de traquer le boson de Higgs, une particule qui n'a jamais été observée jusqu'à maintenant. Selon plusieurs physiciens, il y a de fortes chances pour que le boson de Higgs soit observé. C'est entre autres l'avis de Yves Sacquin, de l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'univers (Irfu) à Saclay, près de Paris.
Le Britannique Stephen Hawking estime pour sa part que le LHC ne trouvera pas le boson de Higgs. Le célèbre physicien a même parié 100 dollars que cela ne se produirait pas. Il estime que ne pas le découvrir ne serait pas un échec.
Cette expérience risque de bouleverser la physique des particules élémentaires, estime quant à lui le physicien québécois Hubert Reeves, qui considère le LHC comme un outil vraiment impressionnant. Il réfute également la théorie selon laquelle l'expérience pourrait créer un trou noir, une opinion véhiculée par quelques scientifiques qui ont émis des craintes face aux colisions de protons que provoquera le LHC.
Le Grand collisionneur de Hadrons devrait monter graduellement en puissance au cours des prochains mois et si tout se déroule adéquatement, les premiers résultats seront disponibles à partir de 2010.
Environ 5 000 physiciens et ingénieurs ont travaillé depuis 1996 sur ce projet. Construit au coût de 5,7 milliards de dollars, le Grand collisionneur de Hadrons a été financé par les pays européens, sous la direction de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire(CERN), mais les États-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon ont aussi contribué financièrement.
Source: AFP, Radio-Canada, Nouvel Obs, CERN
Le site de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire(CERN) dédié au LHC:
par Olivier Caron
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