Le Québec a le troisième pire système de santé au Canada selon un index qui répertorie la qualité des soins dans les dix provinces canadiennes. L'index a été publié par le Frontier Centre for Public Policy du Manitoba et Health Consumer Powerhouse.

Le rapport a mesuré les droits et informations des patients, les soins de première ligne, les temps d'attente, les résultats après les traitements et la gamme de services disponibles.
L'Ontario arrive au premier rang, viennent ensuite la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Alberta, l'île du Prince-Édouard, le Manitoba, le Québec, la Saskatchewan et Terre-Neuve.
Les Québécois ont le pire accès aux médecins de famille au pays (73,5%, contre 84,8% pour la moyenne nationale) et la province a le taux le plus élevé d'infections nosocomiales.
La porte-parole du ministre de la Santé du Québec a dit que le prochain défi du ministre est le manque de médecins de famille. Chaque année, les étudiants en médecine optent en grand nombre pour des positions de médecins en résidence alors qu'il y a une pénurie de médecins de famille.
Le Québec gagnerait aussi à améliorer l'accès aux soins à domicile et à long terme pour que les patients n'aient pas à rester plus longtemps que nécessaire dans les hôpitaux. Cela diminuerait les infections à l'hôpital et aiderait à réduire le nombre de personnes dans les salles d'urgence.
La province a toutefois eu une bonne note en ce qui à trait à diminuer les temps d'attente, particulièrement en ce qui a trait à l'accès aux spécialistes et à la radiothérapie pour les patients atteints du cancer. Le temps d'attente au Québec est peut-être le moins élevé, mais c'est encore trop long.
Le Québec a aussi été applaudi pour sa gamme de services offerts, en comparaison avec les autres provinces, notamment en ce qui a trait au plan d'assurance-médicaments.
En fin de compte, le système de santé canadien a encore des croûtes à manger. Même les provinces qui performent le mieux ne fournissent pas les soins standards qui sont communs dans les pays d'Europe occidentale. Le problème résiderait beaucoup dans le fait que le système est trop bureaucratique.
Une des solutions proposées par le rapport est de suivre l'Europe et de permettre au privé d'entrer dans les services de santé financés par le gouvernement. Cela permettrait d'introduire la compétition dans le marché de la santé et d'assurer que l'argent est mieux dépensé.
(Source: The Gazette)
par Geneviève Allard
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