lundi 15 septembre 2008 à 16H42

Québec subventionnait déjà le Centre d'actions sur les changements climatiques


thomas_mulcair3.jpgLorsque Thomas Mulcair est intervenu en 2006 afin de bloquer une subvention de deux millions de dollars d'Hydro-Québec au Centre québécois d'actions sur les changements climatiques, le ministère de l'Environnement du Québec subventionnait déjà depuis deux ans l'organisme.

Selon ce que rapporte en exclusivité la télévision d'État ce lundi, c'est un des membres du Centre québécois d'actions sur les changements climatiques, Alexandre Turgeon, qui avance cette information. Il affirme en fait que le ministère de l'Environnement subventionnait modestement l'organisme depuis 2004, tout comme le fédéral.

Rappelons que Thomas Mulcair, actuel député du Nouveau parti démocratique dans Outremont était ministre de l'Environnement sous le gouvernement de Jean Charest au moment de ces faits. Il avait quitté ce ministère en février 2006, redevenant ainsi simple député, puis ne s'était pas représenté aux élections de mars 2007. Il a par la suite été élu député fédéral d'Outremont, à Montréal, une circonscription détenue par le parti libéral du Canada depuis plusieurs élections.

Ce lundi, il a été révélé par le quotidien Le Devoir que Thomas Muclair, lorsqu'il était ministre de l'Environnement du Québec, avait refusé la subvention de 2 millions de dollars au centre d'actions sur les changements climatiques. Le tout a été prouvé par un échange de courriels entre l'ancien ministre Mulcair et son chef de cabinet Stéphanne Gosselin, dans lequel le ministre indiquait à ce dernier de bloquer la subvention, en raison de l'identité de certaines personnes qui dirigent l'organisme.

Pour sa défense suite à ces révélations, le candidat vedette du parti de Jack Layton a soutenu que le Centre québécois d'actions sur les changements climatiques avait un caractère improvisé et opportuniste, ce qui a motivé sa décision de bloquer le financement. De plus, il estime que le fait d'accorder une telle subvention aurait signifié qu'Hydro-Québec aurait potentiellement pu interférer avec la mission de son ministère.

Le candidat du NPD a également tenu à rappeler qu'en 2006, le ministre fédéral de l'Environnement et actuel chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, privait le Québec de 326 millions de dollars qui auraient servi à aider financièrement des groupes environnementaux.

Source: Radio-Canada


par Olivier Caron





Services




Problème technique, commentaire, suggestion? Contactez-nousSite hébergé par iWeb
Publicité: BV! Media
aussi dans notre famille