Refusée huit fois en cherchant un emploi comme unilingue anglophone, une journaliste s'est cette fois-ci fait passer pour une francophone unilingue. Résultat, 20 emplois lui ont été refusés.

L'enquête du Journal de Montréal révèle que la représentante du Journal a été accueillie en anglais 36 fois sur les 101 commerces qu'elle a visités. Dans trois magasins, elle n'a même pas pu offrir ses services, puisque personne ne comprenait le français. Un employeur sur cinq a ainsi refusé sa candidature dès la première rencontre ou durant l'entrevue d'embauche.
Malgré l'adoption de la Charte de la langue française adoptée il y a plus de trente ans, il y aurait encore une injustice entre les francophones et les anglophones.
La plupart des commerces qui n'ont pas embauché la journaliste étaient au centre-ville. Le droit de travailler et d'être servi dans la langue de Molière dans ce secteur de Montréal est un sujet chaud.
Cela dit, la journaliste s'est vu refuser un emploi sur la Rive-Sud dans une région majoritairement francophone.
Six commerces ont refusé sa candidature parce que les patrons ou le personnel étaient anglophones et n'auraient pas pu parler avec elle en français.
Dans six commerces, la journaliste a été refusée juste parce que les patrons ou le personnel, qui parlaient seulement anglais, n'auraient pas été capables de communiquer avec elle en français.
(Source: Journal de Montréal)
par Geneviève Allard
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