En mars 2007, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières, Alain Piché tuait et décapitait ses parents, avant de cacher leur corps dans le congélateur de la maison familiale. Le voici qu'il tente d'hériter de ses victimes qui avaient 70 et 72 ans.
Alain Piché était en proie à une crise de schizophrénie et d'une psychose paranoïde quand il a commis l'irréparable, ce qui fait qu'il a été déclaré non criminellement responsable de ces gestes.
Un an après les meurtres, les familles des parents de M. Piché ont déposé une requête en cour civile pour l'empêcher de toucher l'héritage de 300 000$. Mardi, les avocats des deux parties ont plaidé et le juge a pris la cause en délibéré.
Le Code civil stipule que quelqu'un qui a tué une personne est indique d'être héritier, mais la donne de non-responsabilité vient compliquer les choses.
L'avocat de la famille soutient que la Code civil indique aussi qu'un juge peut déclarer un individu indigne si la personne a fait des sévices ou a eu un comportement condamnable à l'égard du défunt. L'avocat soutient que c'est le cas d'Alain Piché qui aurait menacé sa mère de mort quelques fois.
L'avocat de la défense soutient plutôt qu'une personne déclarée non-coupable au criminel ne peut pas être tenue responsable au civil.
(Source: Le Journal de Montréal)
par Geneviève Allard
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