Le tueur Valery Fabrikant a poursuivi jeudi sa tentative de faire devancer sa date pour demander une libération conditionnelle. Pour ce faire, il s'est employé à être grossier, insolent et insultant à l'endroit du juge James Brunton.
Valery Fabrikant invoque un article de loi qui permet aux criminels condamnés à la prison à vie et sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, de demander à un jury de délibérer, après 15 ans de détention, si la date d'éligibilité à une libération conditionnelle peut être devancée.
Pour ce faire, un juge de la Cour supérieure, dans ce cas-ci le juge Brunton, doit décider s'il est approprié d'ordonner la création d'un jury.
Insolent, l'homme de 68 ans se représente seul et a déjà été déclaré plaideur vexatoire. Il profite de cette procédure pour déposer plein de requêtes à propos de ses soins de santé en prison ou à l'accès à ses documents, demandes souvent rejetées par le juge.
Frustré, Valery Fabrikant a demandé la récusation du juge, en le qualifiant de partial et en arguant qu'il gère son dossier de façon immorale et illégale. Il a recommandé au juge, comme il l'avait fait avec les membres du comité de révision de l'Aide juridique, de se regarder dans le miroir et de cracher sur ce qu'il voit.
Il plaide que les médias l'ont dépeint comme un fou furieux qui a tué quatre innocents sans raison, alors qu'il aurait pu expliquer ses raisons et ainsi avoir des chances de succès.
(Source: Journal de Montréal)
par Geneviève Allard
Services