Le premier ministre du Québec s'est dit blanchi grâce au rapport de la Commission d'enquête sur le processus de nomination des juges déposé mercredi par l'ancien juge Michel Bastarache.
Pour Jean Charest, l'année 2010 qui vient de se terminer «a été l'une des plus difficiles de [sa] vie sur le plan personnel». Selon lui, partis d'opposition et médias n'ont pas toujours été prudents.
«Les partis d'opposition et les médias ont plus souvent qu'autrement traité ces allégations de Marc Bellemare comme des faits avérés et prouvés», a regretté le premier ministre.
Même si la commission Bastarache a coûté cher (4,8 millions), Jean Charest s'est montré rassurant sur l'intégrité du système judiciaire. Mais il accuse.
«La commission a coûté cher en terme de fonds publics, et celui qui est responsable de ça, c'est Marc Bellemare», s'est-il plaint.
Pour Gérard Deltell, le chef de l'Action démocratique du Québec, la proposition de son parti de faire témoigner Marc Bellemare à l'Assemblée nationale «aurait été beaucoup plus appropriée» et «n'aurait absolument rien coûté aux Québécois».
Le chef de l'ADQ s'en est pris aussi à Jean Charest. «Force est d'admettre que le problème ne réside pas dans le processus de nomination des juges. Le problème, c'est Jean Charest, qui a détourné à des fins partisanes ce processus», a-t-il indiqué.
À Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, les porte-parole ont accueilli favorablement le rapport Bastarache.
Toutefois, pour Mme David, «comme pour la majorité de la population, toute forme de pression sur le processus de nomination des juges est par nature indue».
par Stéphane Waffo
Charest prend ses désires pour des réalitées!
J'ai hâte d'entendre la version de Bellemare.
C'est sûr qu'il était pour dire ça, voyons donc! Personne ne le blâme! Il est blanc comme neige!
J'espère juste que les gens s'en souviendront quand viendra le temps de voter, mais la grande majorité des québécois souffrent d'Alzheimer quand vient le temps des élections.
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