La candidate du Nouveau parti démocratique dans le comté de Gatineau se retrouve impliquée mardi dans une controverse concernant les raisons de son départ du Parti libéral du Canada.
Selon ce qu'a soutenu Le Devoir dans son édition de mardi, Françoise Boivin n'aurait pas quitté les rangs du PLC de son plein gré en 2008, mais aurait plutôt été renvoyée après avoir transgressé une règle éthique concernant l'embauche d'une proche à son bureau parlementaire, des faits remontant à l'époque où elle était députée. C'est du moins la version des libéraux rapportée mardi dans le quotidien. La formation soutient que l'ex-élue refusait d'admettre les faits et avançait que la personne en question qui avait été engagée n'était pas sa conjointe, mais sa colocataire.
La candidate néo-démocrate a répondu à ces allégations en avant-midi en réfutant celles-ci et en affirmant avoir toujours respecté les règles éthiques. Elle a aussi indiqué qu'elle déposera une mise en demeure contre Le Devoir et l'auteure de l'article, Hélène Buzzeti. Elle a dénoncé au passage ce qu'elle a qualifié de règlement de compte et de campagne de salissage de la part de ses adversaires.
Françoise Boivin a été élue dans Gatineau en 2004, mais a été défaite en 2006 par le bloquiste Richard Nadeau. Ce dernier a remporté de nouveau le scrutin en octobre 2008, avec 29,15% des voix, tout juste devant Françoise Boivin, alors sous la bannière du NPD, qui avait quant à elle récolté 26,12% des voix. Le libéral Michel Simard avait récolté 25,32% des voix.
Jack Layton a quant à lui défendu sa candidate, en soutenant qu'il s'agit dans ce cas d'une attaque désespérée des libéraux. Layton a ajouté qu'il était déjà au courant du différend opposant sa candidate à son ancienne formation et a dit croire sa version des faits.
De son côté, le chef libéral Michael Ignatieff a préféré ne pas commenter les raisons qui expliquent que Françoise Boivin a quitté les rangs libéraux.
par Olivier Caron
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