Le dernier épisode de la saga judiciaire qui oppose Conrad Black à la justice américaine a eu lieu vendredi à la cour de Chicago. L'ancien magnat de la presse a été condamné à 42 mois de prison pour fraude et entrave à la justice.
L'homme de 66 ans a comparu aujourd'hui devant la juge Amy St-Eve, celle-là même qui a présidé le jury lors de son procès en 2007. Il avait alors été condamné à 78 mois de prison. Il n'en a purgé que 29. Ce temps passé derrière les barreaux est soustrait à la nouvelle peine, qui elle est de 42 mois. Au final, Conrad Black doit retourner en prison pour 13 mois.
En octobre dernier, la Cour Suprême des États-Unis avait annulé deux condamnations pour fraude à son endroit. En mai, elle avait rejeté l'appel de l'homme d'affaires, qui contestait les deux chefs d'accusation restants.
Conrad Black est en libération conditionnelle depuis juillet 2010.
Mise à jour
En plus des 13 mois qu'il aura à passer sous les barreaux, Conrad Black devra passer deux ans en liberté conditionnelle. D'après CBC, la juge St-Eve l'a aussi condamné à payer une amende de 125 000 $. À l'annonce de la nouvelle, la femme du baron de la presse, Barbara Amiel, a perdu connaissance. Elle est repartie de la cour de Chicago en ambulance.
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