«Ça va nous permettre de revenir à la ville de notre ancien chef, de le célébrer et en même temps de faire notre prochain (geste) vers le futur de notre mouvement,» a expliqué la secrétaire-trésorière fédérale du Nouveau Parti démocratique (NPD), Rebecca Blaikie.
Mme Blaikie annonçait les règles de la course au leadership qui commencera le 15 septembre.
Réunis à Ottawa, les 67 membres du conseil fédéral du NPD n'ont eu besoin que de quelques heures vendredi pour arrêter ces règles.
La limite des dépenses des candidats est maintenue à 500 000 $ comme la dernière fois. Mais les frais d'entrée dans la course seront de 15 000 $ par candidat. C'est le double de ce qu'a payé M. Layton lors de la course qui l'a élu chef en 2003.
«C'est une course sérieuse; 15 000 $, c'est un montant sérieux,» a fait remarquer Mme Blaikie. «Et les gens se présentent pour, non seulement être le prochain chef de l'opposition officielle mais, on espère, pour être le prochain premier ministre du Canada.»
Toute personne devenue membre en règle du NPD avant le 18 février 2012 aura le droit de vote. La règle d'élection du chef demeure «un membre-un vote». La leader par interim du NPD, Nycole Turmel, a fait savoir jeudi que les syndicats n'auront pas un poids particulier dans ce vote.
Le député d'Outremont, Thomas Mulcair, qui avait réclamé une course suffisamment longue pour lui permettre de se faire connaître à l'extérieur du Québec, n'a pas voulu commenter les règles et l'échéancier choisis.
«Il continue son processus de consultation et de réflexion,» a fait savoir sa porte-parole, Chantal Turgeon.
Un autre candidat potentiel, le président du parti Brian Topp, dit qu'il n'annoncera rien «dans un avenir immédiat». Il prend tout de même la peine d'écrire, dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne, que l'échéancier choisi lui plaît.
Si les deux hommes sont parmi les premiers à avoir démontré de l'intérêt pour cette course, ils ne sont pas seuls. Dans la liste des possibles candidats, on retrouve plusieurs députés néo-démocrates, dont le Québécois Roméo Saganash.
En attendant le choix d'un nouveau chef, Mme Turmel garde son poste de leader par interim.
Le parti a également fait savoir que son prochain congrès politique se tiendra en 2013, au Québec.
par La Presse Canadienne
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