Les avocats de Gloria Taylor présenteront leur plaidoyer devant le tribunal à compter de lundi, dans une cause qui déterminera la constitutionnalité de la loi rendant illégal le fait d'apporter une aide au suicide d'une personne gravement malade.
En août, la Farewell Foundation avait été déboutée en cour dans sa demande d'un changement à la loi, en raison de l'anonymat des plaignants dont le groupe s'était fait la voix. La juge Lynn Smith avait toutefois accepté qu'un procès rapide soit tenu pour Mme Taylor, qui souhaite être aidée de son médecin pour mettre un terme à sa vie.
Mme Taylor souffre de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Lou-Gehrig. Il s'agit d'une maladie incurable qui affaiblit graduellement le corps et qui se solde par une paralysie des muscles.
La femme de 63 ans est l'une des cinq plaignantes dans ce procès, qui inclut aussi le médecin de famille William Schoichet, l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, ainsi que Lee Carter et son épouse Hollis Johnson. Le couple s'est rendu en Suisse il y a deux ans pour accompagner la mère de M. Carter, qui y est morte par euthanasie, et craint être poursuivi pour leur geste.
Alors que les défenseurs d'une politique de suicide assisté plaident que le temps est venu pour le Canada d'amender sa loi à ce chapitre, les opposants d'une telle mesure soutiennent que cela pourrait donner lieu à des cas d'abus par certaines personnes qui bénéficieraient de la mort d'un patient gravement malade.
Le dernier débat entourant l'euthanasie en Colombie-Britannique remonte à 1993, alors que la Cour suprême du Canada avait rejeté à 5 voix contre 4 la demande de Victoria Sue Rodriguez, une résidante de Victoria, qui contestait la constitutionnalité de cette loi.
Mme Rodriguez était elle aussi atteinte de SLA, et était morte l'année suivante dans l'illégalité, aidée d'un médecin non-identifié.
par La Presse Canadienne
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