Et le gouvernement libéral de Dalton McGuinty refuse de prendre la note à son compte. C'est au gouvernement Harper d'assumer ses choix législatifs, fait valoir Queen's Park.
Le projet de loi C-10 crée de nouvelles peines minimales et augmente les peines maximales liées à certains crimesÂ. Il limite aussi le recours à la détention à domicile et complexifie l'obtention d'un pardon.
L'Ontario fait face à la «possibilité très probable» d'avoir à construire une nouvelle prison de 1000 lits, pour 900 millions $, dans la foulée de l'adoption du projet de loi C-10, a affirmé la ministre ontarienne des Services correctionnels, Madeleine Meilleur. Elle et ses homologues provinciaux et fédéral se réuniront à Charlottetown dans les prochains jours.
Le cabinet du ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, a répliqué à Mme Meilleur en plaidant que le coût de la criminalité excédait de beaucoup le coût de la lutte à la criminalité.
Les établissements carcéraux provinciaux de l'Ontario accueillent quelque 8500 détenus et sont remplis à 95 pour cent de leur capacité, selon Mme Meilleur.
La province estime que le projet de loi conservateur enverrait vers les prisons provinciales 1500 détenus supplémentaires d'ici 2016, poussant la population carcérale à 150 pour cent de la capacité de certains établissements.
«Je suis inquiète parce que cette pression additionnelle créera un surplus de population dans certaines institutions et nuira aux efforts de la province pour moderniser son système correctionnel, a expliqué Madeleine Meilleur. La surpopulation coûtent cher, pose des risques et est inacceptable.»
Une hausse du nombre de détenus entraînera aussi une augmentation du nombre de libérations conditionnelles, alourdissant du coup la charge de travail des agents de probation et des policiers, selon la ministre Meilleur.
par La Presse Canadienne
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