lundi 23 janvier 2012 à 14H00

Frais de scolarité: inquiétude et indignation face à la hausse


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Les membres de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) s'inquiètent des frais cachés de la hausse des frais de scolarité annoncé par le gouvernement Charest.

Selon les résultats d'une étude réalisée par l'Institut de recherche en économie contemporaine publiés aujourd'hui, la hausse de 1625 $ engendrera des coûts pouvant aller jusqu'à 192 millions $, ce qui représentera près de 60 % des sommes perçues par celle-ci.

«Après avoir appris dans le dernier rapport du Comité consultatif sur l'Aide financière aux études (CCAFE) que la hausse entraînerait la perte de plusieurs milliers d'étudiants, une autre étude (celle de l'Institut) nous démontre cette fois-ci qu'elle entraînera en plus des coûts très élevés pour les contribuables. C'est complètement absurde», s'indigne Simon Gosselin, le secrétaire général de la TaCEQ.

Selon les calculs des chercheurs de l'IREC, maintenir le financement actuel du réseau universitaire en supprimant les droits de scolarité pourrait coûter près de 176 millions de dollars à l'État québécois, soit moins de 0,25 % de son budget total.

«Ce que ça veut dire clairement, c'est que Jean Charest essaie de nous faire croire que la hausse est inévitable, alors que conserver et même améliorer l'accessibilité aux études en maintenant la qualité est réaliste pour les finances québécoises», ajoute Simon Gosselin.

Ce dernier promet que les étudiants seront dans les rues jusqu'à ce que le Premier ministre renonce à la hausse des frais de scolarité.

Gratuité scolaire

La CSN, de son côté, estime que la gratuité scolaire demeure l'outil privilégié pour favoriser un accès aux études supérieures. Elle exige que Jean Charest révise son plan.

«L'éducation est le pilier d'une société préoccupée par son développement et son bien-être. Les priorités budgétaires immédiates ne peuvent pas dicter des choix aussi importants et déterminants que le développement du potentiel de notre jeunesse et de notre société. Le gouvernement doit être responsable et évaluer plus sérieusement les conséquences, à moyen et long terme, de ses décisions budgétaires», soutient Denise Boucher, la vice-présidente de la CSN.



par Reine Côté





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