mercredi 4 janvier 2012 à 16H39

Le PQ dénonce le silence complice du gouvernement (PC)


QUÉBEC - L'opposition et les militants anti-gaz de schiste dénoncent le silence complice du gouvernement à propos d'une nouvelle étude sur la contamination des eaux souterraines.

Selon le Parti québécois, c'est une autre preuve de la «proximité» des libéraux et de l'industrie des gaz de schiste.

L'étude en question dont a fait état récemment le quotidien La Presse porte sur un puits foré au Québec. L'expert albertain qui en est l'auteur a prélevé trois échantillons et détecté des traces de gaz dans l'eau. Ce serait une première au Québec. Un résumé de l'étude circule depuis quelques semaines au ministère de l'Environnement.

Dans une entrevue mercredi, le porte-parole péquiste en matière d'environnement, Scott McKay, a exigé que le gouvernement rende publique l'étude.

«On (le Parti québécois) dénonce depuis quelques années la complicité du gouvernement Charest avec l'industrie gazière et pétrolière, et c'est le cas le plus récent où on peut voir une certaine proximité (entre les deux)», a-t-il déclaré dans une entrevue.

M. McKay veut que le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, «sorte de sa léthargie», qu'il «se réveille et mette ses culottes, obtienne et dévoile ces informations».

M. McKay soutient qu'il faut pousser plus à fond l'étude pour trouver l'origine exacte du gaz qui a été détecté dans l'eau, mais il ne fait pas confiance au Comité d'évaluation environnementale stratégique mis sur pied par le gouvernement pour y arriver.

Les groupements opposés aux gaz de schiste partagent la position du Parti québécois. Certains soupçonnent même qu'à l'instar du débat concernant la commission d'enquête sur la construction, on s'arrange pour gagner du temps, pour «étouffer les preuves» et «trouver des stratégies» pour épargner les responsables.

«C'est évident qu'ils ne veulent pas donner raison aux citoyens, autant le gouvernement que l'industrie, ils sont dans le déni tout le temps (...), a affirmé un de leurs porte-parole, Serge Fortier, dans une entrevue téléphonique. On sait depuis le début qu'il y a une collusion entre le gouvernement et l'industrie, que le gouvernement se fait le promoteur de l'industrie.»

De son côté, le ministère de l'Environnement se défend d'avoir en main l'étude. Un relationniste du ministère, Jérôme Thibaudeau, a tenu à préciser que le gouvernement ne détenait qu'un résumé de la recherche et non l'étude au complet. Il a indiqué que le ministère a essayé d'en savoir plus sur l'étude, l'origine des échantillons, etc., mais que le chercheur a refusé.

Ainsi, M. Thibaudeau soutient que son ministère ne cherche pas à cacher des données.


par La Presse Canadienne





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