La FAE dénonce le caractère improvisé de cette mesure. Elle lui reproche une absence de consultation préalable auprès des acteurs de l'éducation et de ne pas avoir tenu compte des difficultés qu'elle représente pour le personnel enseignant et les élèves.
En novembre dernier, les membres de la fédération se sont prononcés contre la généralisation de cette mesure mais la FAE avait accepté l'invitation de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, à participer aux travaux. Elle voulait s'assurer que les problèmes appréhendés pour les élèves, particulièrement pour ceux qui présentent des difficultés et pour les élèves non francophones, soient pris en compte.
Le président de la FAE, Pierre St-Germain, s'interroge sur l'urgence d'appliquer une généralisation de l'enseignement intensif de l'anglais en 6e Année. De plus, il se questionne sur l'impact à long terme de cette mesure sur le français au Québec.
La FAE rappelle qu'elle n'est pas opposée à l'enseignement de l'anglais ou d'une deuxième langue, mais que son opposition s'exprime au sujet de la généralisation de cette mesure à l'ensemble des élèves du Québec. À son avis, le choix devrait relever des parents et non être imposé par l'État.
La FAE regroupe neuf syndicats de l'enseignement qui représentent quelque 32 000 enseignants, soit environ le tiers du personnel enseignant au Québec.
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par La Presse Canadienne
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