vendredi 3 février 2012 à 20H07

Grippe aviaire: hausse de la sécurité au Canada (PC)


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TORONTO - Si les chercheurs canadiens veulent mener des études sur le virus de la grippe aviaire H5N1 qui a été modifié pour accroître sa transmission, ils devront le faire dans des laboratoires répondant aux normes les plus élevées en matière de biosécurité, a prévenu l'Agence de la santé publique du Canada.

L'agence a indiqué par voie de communiqué que toute recherche menée sur ces virus sur le territoire canadien devrait être faite dans des laboratoires de confinement de niveau 4 (BSL4). Les seuls locaux répondant à ces standards au Canada sont ceux du Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg.

Jusqu'à présent, les scientifiques pouvaient mener leurs travaux sur ces virus dans des laboratoires de niveau 3.

La recommandation semble toutefois spéculative pour l'instant, puisque les virus concernés sont gardés dans des laboratoires des Pays-Bas et des États-Unis. Tant et aussi longtemps que durera la controverse entourant ces virus, il est peu probable que des échantillons soient acheminés aux scientifiques canadiens souhaitant travailler sur le sujet.

Les chercheurs ayant créé ces virus modifiés sont au centre d'une controverse, alors qu'ils ne peuvent, pour l'instant, publier les conclusions de leurs études dans les magazines Nature et Science. L'administration américaine avait demandé aux revues de suspendre la publication de ces articles sur la grippe aviaire à la suite d'une recommandation d'un comité d'experts en biosécurité.

Bien que l'annonce de cette décision n'ait pas d'incidence immédiate, elle pourrait influencer le cours des travaux des scientifiques canadiens. Certains appellent ainsi à ce que les études de ce type soient limitées aux laboratoires de niveau 4, ce qui diminuerait de façon considérable le nombre de scientifiques pouvant effectuer des tests sur le sujet.

Les installations correspondant à ce stade de biosécurité sont peu nombreuses dans le monde, et les équipes américaine et néerlandaise impliquées dans la controverse actuelle n'en ont pas dans leurs institutions.


par La Presse Canadienne





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