lundi 6 février 2012 à 17H33

L'appui de Johnson à la CAQ fait des vagues (PC)


QUÉBEC - Avec William Johnson en tête, les opposants à la loi 101 ont trouvé leur niche au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ), a estimé lundi le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.

Selon le leader de gauche, l'enthousiasme manifesté par l'ex-président du lobby anglophone Alliance Québec envers la CAQ illustre à quel point la défense du français n'est pas une priorité pour la formation dirigée par François Legault.

«Ça révèle quelque chose au sujet de M. Legault et de la CAQ. La CAQ n'est pas un parti qui fait peur aux anglophones farouchement opposés aux revendications historiques de la majorité francophone, y compris ses symboles, comme la loi 101», a analysé le député de Mercier.

Si M. Johnson est à ce point conquis par la CAQ, c'est parce qu'il sait très bien que M. Legault glissera sous le tapis les questions linguistiques, a ajouté M. Khadir.

«M. Johnson est un homme bien renseigné et bien réseauté. Quand il donne son appui à M. Legault, ça en dit beaucoup. Ça confirme qu'avec l'élection de la CAQ, on ne s'occupera pas trop de ces choses-là. Affronter la réalité du déclin du français à Montréal nécessiterait des mesures qui fâcheraient sûrement M. Johnson, à moins qu'il ait changé de point de vue», a-t-il avancé.

Ex-chroniqueur au style mordant et promoteur de la partition du Québec en cas de souveraineté, M. Johnson a versé 250 $ à la CAQ avant qu'elle ne devienne un parti politique à la mi-novembre.

Charmé par la proposition caquiste de mettre au rancart le débat constitutionnel pour au moins 10 ans, M. Johnson entend prêter main-forte à M. Legault pendant la prochaine campagne électorale.

Pour le porte-parole de la CAQ en matière de culture, Benoît Charette, l'ex-lobbyiste pour les droits des anglo-Québécois trouvera son compte au sein du parti de François Legault à condition qu'il accepte la loi 101.

«Je n'ai pas échangé avec lui, je ne sais pas s'il a cheminé de son côté, mais au sujet de la langue française, nous ne sommes pas prêts à faire quelque compromis que ce soit. Si M. Johnson partage nos positions, il sera bienvenu», a-t-il fait valoir.

Cependant, M. Johnson se retrouvera vite à l'étroit s'il n'adhère pas aux valeurs de la CAQ, a poursuivi l'ancien député du PQ, réitérant l'engagement de son parti à respecter et à appliquer la loi 101.

En fin de semaine, le porte-parole du Parti québécois en matière de langue, Yves-François Blanchet, a jugé «troublant» le flirt caquiste de M. Johnson, un «radical» et un «farouche ennemi du français», selon lui.


par La Presse Canadienne





Services




Problème technique, commentaire, suggestion? Contactez-nousSite hébergé par iWeb
Publicité: BV! Media
aussi dans notre famille