mercredi 1 février 2012 à 16H45

Ghislain Picard réclame davantage d'aide de Harper


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Le gouvernement Harper doit se préoccuper davantage des problèmes de dépendance des communautés autochtones, affirme Ghislain Picard, le Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Une semaine après sa rencontre avec le premier ministre Harper, M. Picard constate que les dossiers des Premières Nations n'ont pas beaucoup avancé.

Si le premier ministre Harper veut rétablir le lien de confiance entre son gouvernement et les Premières Nations, il doit en faire davantage pour les aider, a fait savoir M. Picard dans un communiqué.

«Les difficultés que rencontrent nos populations s'expriment malheureusement trop souvent par la consommation abusive d'alcool, de drogues, de médicaments sous ordonnance, par la violence, les abus, en plus d'être souvent confrontées à des problématiques au niveau du continuum de services.»

Quelque 400 intervenants des communautés ont déjà sonné l'alarme en février 2011. Après s'être concertés, ils ont développé un plan d'action pour freiner la problématique multifactorielle. Mais ils souhaitent que le gouvernement soutienne concrètement leur démarche.

«Les Chefs de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador ont appuyé ce plan d'action et ce qu'il propose. Tous les efforts seront mis de l'avant pour enrayer ce fléau. Pour y arriver, le partenariat avec les gouvernements provincial et fédéral est essentiel», déclare le Chef Ghislain Picard.

Le Chef de l'APNQL a profité de la rencontre Couronne-Premières Nations, à Ottawa, la semaine dernière, pour remettre une copie du plan d'action à la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq.

«Les leaders des Premières Nations font tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer un avenir meilleur à leur population, et ce, même dans des conditions jugées parfois précaires», affirme le Chef de l'APNQL.

Mais ce n'est pas toujours suffisant pour régler des problèmes aussi pointus que l'alcoolisme et la toxicomanie. Dans le plan proposé, il y est notamment question de l'urgence d'ouvrir un centre de désintoxication pour les autochtones, au Québec.

Ghislain Picard entend suivre le gouvernement fédéral de près sur ce dossier.

«L'absence d'un centre de désintoxication dans notre province prive les Premières Nations d'un service de première ligne essentiel», a déclaré le chef Picard.

Dans un geste d'appel à la fierté destiné à ses communautés, le Chef des Premières Nations Ghislain Picard vient de décréter le 1er février comme Journée annuelle du mieux-être des Premières Nations.



par Reine Côté





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