Ils ont formulé leur demande dans deux missives, dont l'une est destinée au président chinois Hu Jintao. L'autre a été rendue publique et envoyée à plusieurs médias chinois.
Les autochtones y affirment que les chefs de gouvernement canadiens ont souvent critiqué le bilan chinois en matière de droits humains et suggèrent différents éléments qui devraient soulever l'inquiétude de Pékin.
Les deux lettres dressent une longue liste de problèmes qui touchent les Premières Nations, du nombre de femmes autochtones disparues ou assassinées à la grande proportion d'autochtones derrière les barreaux.
Elles soutiennent aussi qu'Ottawa exploite les ressources naturelles du pays sans avoir le soutien des Premières Nations.
Le chef Larry Nooski, l'un des cinq dirigeants autochtones qui ont signé la lettre, a expliqué qu'il tentait simplement d'aider les Chinois à comprendre la vie des Premières Nations au Canada.
«Nous vous écrivons pour vous demander de soulever la question des droits humains avec le premier ministre du Canada, Stephen Harper», écrivent l'Alliance Yinka Dene, qui regroupe plusieurs milliers d'autochtones du nord de la Colombie-Britannique.
«Nous savons que le premier ministre Harper questionne souvent le bilan de votre pays en matière de droits humains.»
M. Nooski espère que son initiative créera de la pression sur Ottawa. «Nous voulions que M. Hu sache que les Première Nations ne sont pas traitées correctement au Canada en matière de droits», a-t-il expliqué.
La chef Jackie Thomas, de la nation Saik'uz tenait sensiblement le même discours.
«Je suis désolé de nuire à la réputation de ce pays, mais nous devons faire connaître les faits et la vérité», a-t-elle affirmé.
par La Presse Canadienne
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