Le 12 juin 2007 - 17:42

Les FARC affirment n'avoir joué aucun rôle dans la libération de Rodrigo Granda



Les Forces armées révolutionnaires de Colombie n'ont joué aucun rôle dans les discussions entre la France et le président Alvaro Uribe, qui ont abouti à la libération la semaine dernière de Rodrigo Granda, le plus haut gradé des FARC détenu par Bogota, a déclaré un commandant du groupe rebelle dans un entretien publié mardi.

Rodrigo Granda a été remis en liberté le 4 juin à la demande du président français Nicolas Sarkozy, qui s'efforce depuis son accession au pouvoir d'assurer la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 par les rebelles.

Dans les premiers commentaires des FARC depuis la libération de Granda, Raul Reyes, un commandant des Forces armées révolutionnaires de Colombie a démenti que Nicolas Sarkozy avait négocié en leur nom.

"Reyes a déclaré qu'il était content que Granda soit libre, mais que les FARC n'avaient passé aucun accord avec le gouvernement français pour demander sa libération -c'était un geste unilatéral de Sarkozy", a expliqué mardi Lazaro Vivero, chroniqueur indépendant, à l'Associated Press.

Une transcription de l'interview par courrier électronique accordée par Reyes à Vivero a été publiée dans la journée par le quotidien colombien "El Tiempo".

Dans l'entretien, Reyes a réitéré la demande des FARC d'un retrait des troupes gouvernementales d'une région dans le sud de la Colombie avant toute discussion sur un éventuel échange de prisonniers.

"La position des FARC sur l'échange humanitaire est invariable", a déclaré Reyes. "Sans la démilitarisation, les FARC ne peuvent pas accepter de rencontrer des représentants du gouvernement".

Alvaro Uribe a exclu toute démilitarisation, estimant qu'une telle option constituerait une invitation à un regroupement des rebelles.

Le 25 mai, le président colombien avait exprimé l'espoir de libérer de façon unilatérale des dizaines de rebelles des FARC emprisonnés, afin qu'ils puissent contribuer à la conclusion d'un accord sur la libération d'une soixantaine d'otages, dont Ingrid Betancourt, détenus par leurs anciens commandants. M. Uribe avait souligné que les rebelles qui seraient remis en liberté auraient à renoncer à la violence et à servir d'intermédiaires auprès des commandants des FARC.

Arrêté au Venezuela en décembre 2004, Rodrigo Granda, qui depuis sa libération se trouve au siège de l'Eglise catholique à Bogota, dit rester fidèle aux FARC et affirme qu'il servira seulement de médiateur dans le cadre d'un échange de prisonniers à la demande des commandants du groupe rebelle.

par



© La Presse Canadienne, 2010




Article suivant
Retour à l'index

nos articles LES PLUS

récents
récents
lus
lus
commentés
commentés




Problème technique, commentaire, suggestion? Contactez-nousSite hébergé par iWeb
Publicité: BV! Media
Conditions d'utilisation © Copyright BRANCHEZ-VOUS! et partenaires, 1995-2010. Tous droits réservés
   est une division de    BVmedia
BRANCHEZ-VOUS!