Un responsable de la ville de Pékin a nié mercredi que la ville tente d'expulser 1,5 million d'habitants pour laisser place aux constructions qui doivent voir le jour pour les Jeux olympiques de l'an prochain.
Sui Zhenjiang, directeur du comité chargé des constructions de Pékin, a également assuré au cours d'une conférence de presse, que la ville souhaite "protéger" ses quartiers historiques et conserver leur ambiance.
Selon lui, le déplacement des habitants des quartiers concernés "est un processus graduel et il est difficile d'établir le nombre total". En tout état de cause, il a rejeté le chiffre "absolument faux" de 1,5 million avancé en juin par une organisation non gouvernementale de Genève.
Le Centre pour le droit du logement et des expulsions a estimé que les habitants étaient obligés de quitter leurs logements sans beaucoup d'informations et avec une compensation trop faible.
Selon Sui, environ 40 000 habitants sont déplacés chaque année, et seulement 2 000 pour faire place aux installations liées aux Jeux. Il affirme que les expulsés sont satisfaits des compensations qu'ils reçoivent et que 16 000 à 17 000 logements abordables sont construit chaque année.
"Il n'y a que quelques cas de mécontentement et nous avons des procédures légales pour y trouver une solution", a-t-il dit.
Pékin se modernise à grande vitesse et les autorités sont régulièrement critiquées en raison de la destruction de quartiers typiques, remplacés par des tours de verre.