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| Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert |
AP - Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré jeudi qu'il présenterait la semaine prochaine à son cabinet une proposition pour libérer certains prisonniers palestiniens et s'est engagé à oeuvrer avec le président Mahmoud Abbas en faveur d'accords visant à mettre fin au conflit israélo-palestinien.
Il a par ailleurs déclaré que l'Iran était à l'heure actuelle "la principale menace" pesant sur Israël et a souhaité des sanctions plus rigoureuses contre Téhéran.
Dans une intervention lors d'un rassemblement de son parti Kadima, M. Olmert n'a pas précisé combien de détenus palestiniens pourraient être remis en liberté. Il a néanmoins souligné qu'ils ne devraient pas avoir de "sang sur leurs mains". Une expression signifiant qu'ils ne devraient pas être directement impliqués dans des attentats meurtriers contre des Israéliens.
Le Premier ministre a également estimé que l'État hébreu devait chercher les moyens de traiter avec le président Mahmoud Abbas, qu'il a salué comme un "modéré". Il s'est ainsi engagé à poursuivre ses entretiens réguliers avec le numéro un de l'Autorité palestinienne "en vue de parvenir à des accords politiques".
"Il y a des inconvénients", a-t-il dit. "Et il est toujours possible de dire non. Maintenant, nous devons chercher des occasions de dire oui".
Ehoud Olmert a également évoqué la conférence de paix sur le Proche-Orient souhaitée par le président américain George W. Bush, probablement en novembre. "Il est important que des pays modérés comme la Jordanie, l'Égypte, et l'Arabie saoudite prennent part à la rencontre", a-t-il dit.
Appelant à la patience, il a averti que si Israël ne favorisait pas de relations avec des dirigeants modérés comme Mahmoud Abbas, le pays serait contraint de faire face à "un front uni du Hamas et du Djihad islamique dans tous les territoires. Est-ce la vision que nous recherchons?", s'est-il interrogé.
Au sujet de l'Iran, le chef du gouvernement israélien a déclaré que l'État hébreu oeuvrerait pour "lever cette menace", en référence au programme d'armement nucléaire que Téhéran est accusé de vouloir développer.
"Israël ne se trouve pas au premier rang de cette lutte", a-t-il ajouté, notant que son pays n'était pas la seule cible potentielle de l'Iran, contre lequel il s'est prononcé pour des sanctions plus lourdes.
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