Le 26 septembre 2007 - 05:23

Pauline Marois se défend



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Pauline Marois

La chef péquiste Pauline Marois a réitéré qu'elle et son conjoint n'avaient rien à se reprocher relativement à leur propriété de l'Ile Bizard.

En entrevue à Radio-Canada, elle a déclaré que cela lui avait fait plaisir de lire mardi dans le journal "Le Soleil" que la Commission de protection du territoire agricole n'allait pas reprendre l'étude de ce dossier, puisque l'autorisation de construction sur un terrain agricole avait été accordée selon les normes.

Le quotidien "The Gazette" alléguait en fin de semaine que Claude Blanchet, le conjoint de Mme Marois, avait versé 1600 $ à l'ancien occupant des lieux en échange de la signature d'un affidavit.

"Absolument faux", a répliqué Mme Marois. Elle a répété que jamais son mari n'avait essayé de soudoyer quelqu'un pour qu'il témoigne en leur faveur.

Par ailleurs, la Commission de protection du territoire agricole a indiqué que l'autorisation de construire n'avait pas été accordée uniquement sur la base de cet affidavit, mais plutôt après une étude complète du dossier.

Mme Marois a réaffirmé que son mari et elle avaient déposé une mise en demeure contre The Gazette, la sommant de se rétracter.

"C'est pour ça que je ne voulais pas faire de commentaires dans ce dossier-là", a-t-elle ajouté, indiquant que si le journal ne se rétracte pas, le couple entamera des poursuites contre le quotidien.

Au cours de l'entretien accordé à Radio-Canada, Mme Marois a par ailleurs convenu qu'ouvrir aux médias les portes du chalet, plutôt modeste, dans lequel elle a l'habitude de séjourner à Charlevoix n'avait pas été une bonne idée.

"Sans doute que c'était une erreur", a lancé la chef péquiste.

Interrogée sur la réhabilitation du mot "nous" pour désigner la nation québécoise, Mme Marois a spécifié qu'elle le voulait "pluriel", ajoutant que la communauté juive hassidique et les femmes qui portent le niqab, par exemple, font "partie du nous".

"Mais lorsqu'ils sont dans l'espace public, à mon avis, ils doivent participer aux valeurs qui sont les nôtres", a soutenu Mme Marois.

par Olivier Caron





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