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Le ministre de la Défense, Peter MacKay, rejette les critiques de l'opposition sur la façon dont le gouvernement canadien traite les allégations de torture contre les prisonniers afghans.
Les libéraux accusent le gouvernement d'avoir menti en avril en minimisant ou même en niant l'existence de rapports qui indiquaient que les autorités afghanes torturaient des prisonniers capturés par des soldats canadiens.
Des dossiers de la cour montrent que le gouvernement a reçu des comptes rendus détaillés de cas allégués de torture 48 heures après les premiers rapports dans les médias.
Samedi, à Halifax, M. MacKay a nié les accusations selon lesquelles le gouvernement a essayé de cacher ce qu'il savait. Il a déclaré que c'était "faux" et que de dévoiler au public certains renseignements aurait pu mettre en danger la vie de soldats canadiens.
Il a expliqué qu'il ne pouvait pas révéler certains aspects du dossier, notamment comment, où et quand les prisonniers concernés ont été capturés au milieu de l'opération militaire.
M. MacKay a répété que le gouvernement a été transparent quant à ses efforts pour améliorer les conditions de transfert de prisonniers aux autorités afghanes après les allégations qui, a-t-il précisé, n'ont pas encore été prouvées.
Il a soutenu que la décision du gouvernement d'ouvrir une enquête sur la question constituait une réaction responsable.
Le gouvernement a depuis signé un nouvel accord sur le transfert de prisonniers aux autorités afghanes. Les autorités canadiennes peuvent ainsi vérifier l'état des prisonniers.
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