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| Le ministre de la Santé Philippe Couillard |
Par Alexandre Robillard
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a rejeté deux des principales recommandations d'un rapport sur le financement de la santé, soit l'augmentation de la taxe de vente et l'imposition d'une franchise annuelle aux citoyens, une mesure qu'il qualifie de "difficilement applicable".
Selon M. Couillard, le gouvernement préfère améliorer la productivité du réseau de la santé plutôt que d'imposer des mesures de prélèvements fiscaux.
Québec n'a pas l'intention d'augmenter la taxe de vente provinciale à cause de son engagement de diminuer le fardeau fiscal des contribuables québécois, a dit mardi M. Couillard lors d'une conférence de presse qui a suivi le dépôt du rapport du Groupe de travail sur le financement du système de santé, présidé par Claude Castonguay.
Quant à la recommandation d'imposer une franchise variant selon les revenus et l'utilisation des soins de santé, M. Couillard estime qu'elle est difficilement applicable.
Bien qu'elle ait le mérite de responsabiliser les patients, la franchise s'accompagne souvent d'un certain nombre d'exemptions pour diverses catégories de citoyens, tels que les gens à faibles revenus, malades chroniques ou psychiatriques, ce qui complique l'application d'une telle mesure, a dit M. Couillard.
Dans les pays où il est vigueur, a affirmé le ministre, ce prélèvement finit par n'avoir que peu d'effet sur le financement des soins de santé ou encore nécessite de hausser constamment les contributions afin de maintenir les sommes attendues.
M. Couillard conclut néanmoins que l'idée d'une franchise demeure intéressante et doit faire l'objet d'un débat public.
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