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| Le chef Gilles Duceppe |
Une crise sans précédent secoue le Bloc québécois (BQ). Des députés influents du parti s'interrogent sur la raison d'être du BQ à Ottawa, voire s'il ne contribue pas à améliorer le fédéralisme. Le Journal de Montréal rapporte, ce lundi, qu'une rencontre privée du caucus bloquiste avant le congé de Pâques a donné lieu à des débats déchirants.
Sans remettre en cause l'existence du Bloc, des élus se sont interrogés à voix haute sur l'avenir du parti au moment où un référendum sur la souveraineté du Québec paraît plus lointain que jamais. Certains se demandent à quoi sert le Bloc, maintenant que le Parti québécois a mis de côté l'obligation de tenir un référendum.
Lors de cette rencontre houleuse des 50 députés bloquistes à Ottawa, celui de Rosemont, Bernard Bigras, a fait une sortie en règle sur le rôle du parti. Il a affirmé que le BQ doit remettre la souveraineté à l'avant-plan ou retourner chez lui. Il a d'ailleurs vivement été rappelé à l'ordre par son chef, Gilles Duceppe, écrit le quotidien.
Pour sa part, la députée de Québec, Christiane Gagnon, a affirmé que le Bloc «améliore le fédéralisme». Elle estime que le parti est encore nécessaire à Ottawa, mais pense que les bloquistes doivent réviser leur stratégie. Toutes ces inquiétudes se retrouveraient dans le plan d'action qui sera débattu lors du prochain congrès du Bloc québécois, début octobre.
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