La mère d'une Québécoise qui serait retenue contre son gré en Arabie Saoudite par son mari a demandé l'aide du fédéral pour qu'elle puisse rentrer au Canada avec ses deux enfants, a appris le réseau TVA.
La jeune femme, Nathalie Morin, avait 17 ans en 2001 lorsqu'elle a rencontré son futur époux, un Saoudien qui demeurait à Montréal. Elle est tombée enceinte de lui quelques mois plus tard. L'homme de 31 ans a par la suite été expulsé du Canada parce qu'il n'était pas considéré comme un véritable réfugié politique.
Mme Morin est allée le visiter à deux occasions en Arabie Saoudite, avant de décider de s'y installer en 2005. Elle a depuis eu un deuxième garçon.
Selon elle, les relations avec son époux, qui se montrerait violent, se seraient alors détériorées. S'il avait laissé Nathalie Morin revenir au Québec pour une visite en 2006, il refuserait depuis ce temps qu'elle quitte l'Arabie Saoudite.
La mère de Nathalie Morin a fait parvenir une lettre au ministre des Affaires étrangères du Canada, Maxime Bernier, afin qu'il aide sa fille. Le ministre s'est dit préoccupé par la situation, ajoutant que les agents consulaires canadiens travaillent sur ce cas depuis 2003 avec le gouvernement saoudien.
Dans le site du ministère des Affaires étrangères, on peut lire qu'une femme mariée qui séjourne en Arabie Saoudite avec son mari doit obtenir son approbation pour recevoir un permis de sortie. Un père doit également parrainer le départ de ses enfants.
"Bien souvent, les gens considèrent que parce qu'ils ont la nationalité canadienne, ils sont protégés par leur droit canadien, si vous voulez, qui les suivrait un peu partout. Or, tel n'est pas le cas", a expliqué à TVA Me Alain Vallières, spécialiste en droits humains.
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