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Un projet de charte des droits de la victime sera déposé le mois prochain par l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues.
La charte comprend diverses propositions qui visent à modifier les lois afin de donner plus de droits et d'apporter davantage de soutien aux victimes d'actes criminels.
Le président de l'Assocation, Pierre-Hugues Boisvenu a rédigé la charte avec des membres de cet organisme qu'il a fondé à la suite du meurtre de sa fille Julie en 2002. Des avocats ont aussi contribué à la rédaction.
Après 5 ans à être en contact avec les familles et les victimes, M. Boisvenu estime que «devant la justice, les victimes n'ont pas les mêmes droits que les criminels. Ils ont droit à une foule de recours pour faire réduire leur peine, faire appel». Il demande donc un traitement égal des victimes et des criminels.
Réduire la fardeau financier des victimes, leur procurer un hébergement sécuritaire s'ils ne peuvent réintégrer leur domicile et assurer leur protection lors des procès sont certaines des mesures réclamées dans la charte.
Quelques pays disposent déjà d'une telle législation, la Suède et le Japon par exemple, dont l'Association s'est inspiré en les adaptant aux particularités québécoises.
Pierre-Hugues Boisvenu a annoncé la dépôt de la charte dans le cadre de la Semaine nationale des victimes d'actes criminels qui débute dimanche.
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