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Une étude conclut que plus du tiers des locataires montréalais dépensent au moins 30 pour cent de leurs revenus pour payer leur loyer, ce qui constitue une augmentation de 3,9 pour cent par rapport à 2001.
L'étude a été publiée par l'Institut de recherche et d'informations socio-économique (IRIS) et consultée par "La Presse" qui en fait état, vendredi.
Son co-auteur, Guillaume Hébert, signale qu'en théorie, le nombre de personnes démunies consacrant plus de 30 pour cent de leurs revenus au loyer aurait dû baisser, mais que c'est le contraire qui s'est produit. À son avis, il est de mise de parler de crise d'abordabilité.
Les personnes seules, les femmes monoparentales, les travailleurs au salaire minimum et les femmes âgées souffrent le plus de ce manque d'accès à des logements abordables, selon M. Hébert. Depuis la pénurie de 1999, il y a une certaine résignation de la part des locataires qui sont plus enclins à accepter des hausses ou un loyer au-delà de leurs moyens, à son avis.
Parallèlement, les mesures d'accès à la propriété ont été encouragées depuis quelques années et la vente de condominiums n'a cessé d'augmenter. Or, 26,9 des propriétaires de condos montréalais dépensent eux aussi plus de 30 pour cent de leurs revenus pour payer leur hypothèque.
Guillaume Hébert rappelle que le marché locatif est considéré équilibré lorsque le taux d'inoccupation est de 3 pour cent; il est de 2,5 pour cent à Montréal, ce qui lui fait croire que le redressement a ralenti.
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