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| Le scénariste Jacques Savoie et le réalisateur Sylvain Archambault à la première du film «Pour toujours…Les Canadiens». © 2009 Showbizz.net |
«C'est comme si on avait gagné la coupe Stanley!» Yvan Cournoyer, ancien joueur des Canadiens, résume ainsi l'atmosphère délirante et festive de la première du film «Pour toujours Les Canadiens» au Centre Bell. Le hockey est à ses yeux une passion que les Québécois n'ont jamais perdue. À entendre les cris des spectateurs rassemblés, les «Go Habs, go!» à répétition et les trépidations de la foule devant les joueurs de la saison 2009, les Canadiens ne semblent effectivement n'avoir rien perdu de leur étoile et de leur grâce auprès de leurs admirateurs.
En plus de se dérouler dans une ambiance de festival, la projection du film fracasse aussi un record Guinness du visionnement à plus large public: avec ses 14 000 spectateurs, le Centre Bell devient la plus grande salle de cinéma, même si ce n'est le temps d'un soir. Ce n'est pas dans toutes les villes qu'un film sur le hockey peut rassembler autant de gens. Accueilli avec ferveur, Michael Cammalleri, allier gauche des Canadiens, est bien conscient de cette particularité. «Sans aucun doute, Montréal est la meilleure place, la meilleure ville dans le monde entier pour le hockey. Ce soir, avec les gens qui crient et l'ambiance survoltée, on se sent un peu comme une rock star!», confie-t-il.
Une culture du hockey
Un film sur le Centenaire du Canadiens se doit de rendre hommage aux joueurs qui ont marqué l'histoire de leur coup de patin, mais aussi de montrer tout l'attachement, presque la fusion, entre le Tricolore et le peule québécois. Sylvain Archambault, le réalisateur du film, estime que le plus déchirant a été la «gestion d'archive». Tout en étant conscient qu'il ne peut pas tout dire et tout montrer, il a dû choisir les vétérans dont il préférait souligner la contribution, tout en mettant en scène la longue et fructueuse histoire du club. Pour tourner ce film, il a dû se replonger dans les débuts de son amour pour le Bleu-blanc -rouge. «Il a fallu que je revienne en enfance, dans mes souvenirs, dans ce que le Canadien représente pour moi. J'ai tourné ce film avec mes yeux d'enfants.», assure-t-il.
Si «Pour toujours Les Canadiens» est un film de hockey, c'est aussi un film sur l'espoir : celui de petit Daniel (Antoine L'Écuyer) qui attend une transplantation de reins et celui d'un jeune hockeyeur, Benoît (Dhanaé Audet Beaulieu), en proie au doute et à la désillusion. Le Canadien y joue le rôle de la machine à espoir: celui d'atteindre les buts tant rêvés.
La destinée des Québécois et celle des Canadiens sont ainsi inextricablement liées pour Sylvain Archambault, réalisateur du film. Il qualifie même de «nouveau clergé» le Tricolore. Pour Claude Legault, qui incarne le coach Bordeleau dans le long métrage, le hockey est avant tout un phénomène de société : «C'est cousu après le tissus social. Nos hivers sont rudes et longs. Mais l'hiver, il y a le hockey !» Aux yeux d'un vétéran comme Jean Béliveau, le Canadien a bâti son succès sur des assises de solidarité et d'esprit d'équipe. Et malgré le manque de victoire pour cette saison, l'ancien joueur étoile du Canadien garde une confiance inaltérable envers son équipe.
Souvenirs des hivers d'autrefois
La foule n'en finissait pas de s'affirmer remplie admirateurs passionnés, brandissant des chandails à l'effigie des Glorieux et s'époumonant à chaque vétérans qui foulait le tapis rouge. Christian Bégin, qui interprète le père du jeune Benoît, ne serait pas du genre à nommer, comme plusieurs admirateurs pourraient le faire aisément, chaque joueur par son nom. Il s'affiche plutôt comme un fan occasionnel. «C'est très ironique, je n'ai jamais été fan de hockey. Beaucoup de confrères m'ont envié parce que j'ai joué dans ce film. Je suis très fier d'être là et d'avoir pu rencontrer les anciens du Canadiens, qui sont des icônes, des héros, comme les derniers gladiateurs.» Même s'il ne connait pas grand-chose au hockey, il croit avoir beaucoup appris sur l'importance de cette institution au sein de la culture nationale.
Tout aussi comédien, mais beaucoup plus fan que Christian Bégin, Réal Bossé a beaucoup de souvenirs reliée au hockey. Il aime se rappeler les parties de son enfance. «Il n'y avait du hockey que le samedi soir. On passait tous les jours de la semaine à attendre. Le vendredi, on jouait au hockey jusqu'à minuit. Le samedi, on passait la journée à rêver que le Canadien plante Boston.» Peu importait la victoire ou la défaite, la victoire semblait toujours proche, se souvient-il.
La présence de Jean Béliveau sur le plateau de tournage du film en a impressionné plus d'un. Réal Bossé n'en revenait pas de côtoyer cette légende du hockey. «Au premier point de presse, j'étais assis à côté de lui. La dernière fois que je l'avais vu, il avait ses patins et c'était à la télévision ! Je me suis senti tout croche ! Il fallait que je me dise parfois : «Oublie pas Réal ! Il faut que tu travailles!» Ce soir, ce sont pour lui 14 000 amis qui vont voir le film, tous liés par la même admiration pour les Canadiens de Montréal.
Dhanaé Audet Beaulieu © 2009 Showbizz.net
Jean Lapointe © 2009 Showbizz.net
Yvon Lambert et Pierre Bouchard, anciens joueurs du Canadien © 2009 Showbizz.net
Jean Béliveau © 2009 Showbizz.net
Jaroslav Halak © 2009 Showbizz.net
Hal Gill © 2009 Showbizz.net
Maxim Lapierre et Carey Price © 2009 Showbizz.net
Michael Cammalleri © 2009 Showbizz.net
Annie Villeneuve et Guillaume Latendresse © 2009 Showbizz.net
Tom Pyatt © 2009 Showbizz.net
par Rachel Nadon ![]()
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