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mardi 31 août 2010 à 7H21

Le GIEC doit réformer sa structure, selon des experts indépendants


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C'est lundi que le Conseil interacadémique (CIA) rendait son rapport sur les procédures suivies par le GIEC dans la production de ses rapports.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait été embarrassé l'an dernier suite à la découverte de certaines informations erronées dans le rapport 2007. Le Conseil interacadémique a ainsi examiné pendant quatre mois les procédures et la manière dont les rapports du GIEC sont produits. L'évaluation portait aussi sur les mécanismes institutionnels.

Or, les experts indépendants du Conseil interacadémique ont établi hier que les procédures du GIEC sont conformes aux standards scientifiques, mais qu'une réforme de sa structure doit être menée pour améliorer l'indépendance et l'impact de ses travaux.

Parmi les principales recommandations, il est préconisé de renforcer le comité exécutif du GIEC, avec la présence notamment de personnes externes à la structure ou même à la communauté scientifique du changement climatique.

Il est aussi recommandé au Groupe de définir une stratégie de communication «pour renforcer la transparence de ses travaux». Cela doit permettre au GIEC, selon les experts, de mieux répondre aux crises.

«Le GIEC a besoin d'une direction forte et continue» a souligné le chef des rédacteurs du rapport du Conseil interacadémique, Harold T. Shapiro.

Le GIEC notait hier que six autres missions d'évaluations indépendantes ont examiné les aspects scientifiques de ses productions et qu'elles ont toutes conclu que le travail du Groupe a été mené de manière adéquate.

«Dans un consensus écrasant, la communauté scientifique reconnaît que le changement climatique est réel. Les gaz à effet de serre ont nettement augmenté et sont une conséquence de l'activité humaine» a soutenu Rajendra Pachauri, le président du GIEC.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a quant à lui réitéré son soutien aux conclusions du 4e rapport d'évaluation du GIEC de 2007.

«Compte tenu de la gravité du changement climatique, il est vital que le monde puisse bénéficier de la meilleure évaluation possible de la situation, grâce au GIEC qui travaille avec le plus haut niveau de professionnalisme, d'objectivité, de réactivité et de transparence» a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon.




par Olivier Caron



VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 1 commentaire


  • jeanpierrecanot a dit le 31 août 2010 Signaler ce commentaire

    SCIENCE SANS CONSCIENCE N’EST QUE RUINE DE L’ÂME !

    « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Notre bon François Rabelais aurait-il accepté de faire partie du GIEC ou d’en cautionner les oukases et autres conclusions péremptoires ?
    Est-il possible et raisonnable en effet, ainsi que le fait le GIEC, de mélanger sans risque science et politique ?
    Non ! Loin de moi l’idée de sous entendre que la politique se fait au plus grand mépris de la conscience, mais enfin, ! Il y a quand même des arrangements, et l’exemple d’Albert Einstein dont les découvertes ont été utilisées aux fins militaires que l’on sait, et qui en a terriblement souffert, montre bien que les politiques sont parfois loin de considérer que pour être véritablement au service de l’Homme, la science doit être liée à cette conscience morale qui caractérise les vrais scientifiques, et peut-être pas toujours ces mêmes politiques.

    On objectera certes que ce sont les tenants et conservateurs de l’ordre moral, qui s’opposèrent aux travaux de la première dissection humaine que fit à Montpellier, Rabelais, le célèbre curé de Meudon.
    Ce sont les mêmes qui firent que Galilée condamné à la prison à vie par la Congrégation du Saint-Office aurait murmuré dans sa barbe, le 22 juin 1633: « Mais pourtant elle tourne ! ».
    C’est vrai ! Mais après tout n’y avait-il pas chez ces inconditionnels de la conscience morale un soupçon de comportement politique lié au fait qu’il faillait ménager la chèvre et le chou, en l’occurrence faire en sorte que l’école de médecine de Montpellier ne soit pas trop en avance sur les autres ; ou que les partisans du géocentrisme ne soient pas trop brutalement ridiculisés par Galilée.

    Sans vous inviter Messieurs les scientifiques du GIEC à faire preuve d’un peu de conscience dont on ne veut pas croire que vous êtes dépourvus, pussions nous par contre vous inviter à un peu plus de modestie, en ne considérant pas, comme le firent les géocentristes, que la terre est le centre de l’Univers, et que les petits cirons que nous sommes sur cette terre ont tout pouvoir pour régenter cet Univers et notamment agir sur les facteurs qui gouvernent le climat.

    Pour en revenir à la conscience et afin que la science ne devienne pas ruine de l’âme, il serait bon que cette science dirige ses recherches, non plus sur le rôle illusoire de l’Homme sur le changement climatique, mais sur les conditions dans lesquelles l’humanité peut s’adapter à ce changement auquel nous ne pouvons rien.

    N’oubliez pas que de cette adaptation au réchauffement, entre autres, dépend l’espoir que nous avons tous que ne meurent plus de faim ces malheureux petits dont des dizaines ont disparu dans le monde depuis que vous avez commencé à lire ce commentaire.


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