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lundi 2 février 2009 à 8H22

Richard Martineau anime Tout le monde en parle


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Hier soir le Québec était partagé entre les amateurs de football branchés sur le Superbowl et les autres. Ceux qui regardaient la messe dominicale : Tout le monde en parle. La confrontation Richard Martineau et Raynald Leblanc était attendue.

Et cette rencontre fait couler de l'encre sur le web. On se demandait parfois si ce n'était pas lui l'animateur ou le fou du roi. Dans Facebook, ceux qui ne commentaient pas le Superbowl, voulaient que Guy A. Lepage mettent un bâillon à Richard Martineau.

Patrick Dion nous fait une critique de l'émission et souligne qu'après quelques minutes, il le trouvait drôle, ensuite il lui tapait royalement sur les nerfs et qu'à la fin de l'émission, il n'était plus capable de l'entendre.

Même son de cloche pour le Journal d'une citadine. Elle compare Martineau à dieu et parle de son narcissisme tout en passant en revue l'ensemble de l'émission. Marquée par les nombreux commentaires de Martineau sur le Bye Bye, sur la cause "Lola", sur Polytechnique, sur tout.

Richard Martineau qui clamait qu'il était libre et neutre et c'est pour ceci qu'il était pigiste. Pas si neutre que ça soulève Richard Therrien. Ce dernier souligne que le pigiste Martineau prenait fait et cause pour Quebecor. Un pigiste qui ne représentait surtout pas l'ensemble des journalistes indépendants hier soir.

D'ailleurs, à cet effet, une phrase du président du syndicat Raynald Leblanc doit être relevée : «Les pigistes, vous n'êtes pas là parce que vous êtes bons, mais parce que vous n'êtes pas chers». Une phrase qui montre comment on nous juge. Il est vraiment temps qu'une loi comme celle pour les artistes nous garantissent un cachet minimum et une négociation collective, comme pour l'UDA. Les journalistes indépendants sont les seuls qui n'ont pas ce droit.


par Cécile Gladel



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VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 18 commentaires


  • Guy a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Martineau est un personnage assez particulier.
    Il m'arrive d'être en accord avec ce qu'il dit, ce qu'il écrit, mais il lui arrive aussi de déraper.C'est un humain.
    Hier il a voulu régler je ne sais trop quoi, si ce n'est que de crier haut et for qu'il est indépendant et neutre.Pas très convainquant le gars.
    =============================================
    Cécile, si tu est aussi peu payée que l'était francine Allard, avec les messages de bêtises que tu reçois, c'est nettement insuffisant.
    .
    Quand Raynald Leblanc dit : "................c'est parce que vous n'êtes pas cher" force est d'admettre qu'il na pas complètement tort.

  • Marie-Julie a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Moi qui suis pigiste depuis 16 ans, je n'ai pas bondi lors du commentaire de Raynald Leblanc parce qu'il y a un fond de vérité. Plusieurs rédactions pensent D'ABORD à leur budget en engageant des pigistes. Ce que je déplore, c'est que n'importe qui puisse se dire journaliste pigiste. Si notre profession était encadrée, cela nous permettrait de séparer le bon grain de l'ivraie et de faire en sorte que notre réputation ne soit pas ternie par quelques clowns qui s'improvisent journalistes. Ne nous le cachons pas: les mauvais pigistes sont légion. Oui, les candidats se bousculent au portillon et plusieurs sont prêts à accepter n'importe quoi pour voir leur nom apparaître dans un média. Des rédacteurs en chef n'hésitent d'ailleurs pas à le faire savoir aux pigistes qui réclament une augmentation de salaire ou des conditions un peu plus décentes...

    Je ne suis pas d'accord avec l'imposition d'un tarif minimum au feuillet, du moins, à uniformiser les salaires pour des médias qui ont des exigences totalement différentes (certains textes sont tellement simples à écrire que payer 100$ du feuillet serait indécent alors que d'autres mériteraient le double - et plus - à cause de la recherche qu'ils impliquent). Par contre, il faudrait absolument établir des critères d'accession à la profession. Protéger nos droits et le peu d'acquis qu'on a. Est-ce normal d'être payé le même prix qu'un journaliste qui débute après des années de métier? Personnellement, je ne trouve pas. En même temps, c'est à chacun d'évaluer ce qu'il est prêt à faire une fois qu'il est dans le bateau.

  • Marie-Julie a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    En fait, là où j'ai tiqué en écoutant les propos de M. Leblanc est quand il a dit que l'utilisation des textes provenant des autres publications de Québécor «faisait baisser la qualité» du journal. 1- Plusieurs de ces publications vivent en grande partie à cause des pigistes. 2- Ce n'est pas en crachant sur les autres qu'il va s'attirer la sympathie! 3- Pense-t-il vraiment que les pigistes ont envie de voir leurs textes repris dans le Journal de Montréal? Toutefois, je comprends que l'absence de règles et de code d'éthique chez les pigistes fasse peur. Cela revient à ce que j'écrivais dans mon commentaire précédent.

  • Jean a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Peut-être que Richard Martineau s'est comporté de la sorte parce qu'il pensait qu'il animait son émission « Francs-Tireurs ». ;-)

    « Le sage ne craint pas la mort. » — Épicure

  • Marie-Julie a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Précision: une des raisons pour laquelle je ne pense pas que l'imposition d'un tarif minimal au feuillet soit une solution est que le maximum restera le même pour tout le monde et que souvent, l'écart sera très minime entre les deux...

    Autre truc: je connais plusieurs pigistes qui préfèrent être payés 70$/feuillet et ne pas devoir réécrire leurs textes à perpétuité. Il faut aussi évaluer le temps consacré à la recherche et à la rédaction d'un reportage. C'est bien beau d'être payé 250$ du feuillet, mais si on passe des semaines à bosser sur un reportage, en bout de ligne, cela équivaut presque à être payé au salaire minimum!

    On ne peut pas comparer des pommes et des bananes...

  • Marie-Julie a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    (Mon Dieu, je me la ferme. Sinon, vous allez m'accusez d'être la Martineau de la place! lol)

  • Benton a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    J'avoue que j'aime bien lire Martineau. Il me fait rire avec des comparaisons que relèvent plus de l'effet que de la logique...

    Évidemment, quelqu'un qui écrit ce qui lui passe par la tête et qui émettre des opinions bien tranchés n'est pas ce que l'on pourrait appeler un journaliste de fait!


    Martineau a autant besoin de sa chronique dans le Journal de Montréal qu'un cocaïnomane de sa coke!!! (Remarquez la comparaison à la Martineau!)


    Bien que je l'aime bien comme chroniqueur, comme homme, il représente l'individualiste primaire, celui qui pense d'abord a sa petite personne et non à la collectivité. (Il n'a pas en aucun cas démontré de la solidarité envers Dutrizac et maintenant, encore moins envers les journalistes.)


    Sous le couvercle de sa liberté, il persiste et signe. Comme individualiste, il se fout de son devoir envers la collectivité...


    Épilogue

    Voilà quelques années, en conduisant ma voiture, j'entends à la radio Danny Lafrenière dire de Martineau qu'il est une personne qui vit au-dessus de ses moyens intellectuels. J'avais été frappé par la justesse de cette phrase à l'époque... et elle est toujours d'actualité!

  • Christian Vanasse a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Benton,

    "Martineau vit au-dessus de ses moyens intellectuels".

    C'est aussi ma préférée pour décrire le personnage. Laferrière concluait :

    "...et un jour il fera faillite!"

  • pascal lapointe a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Comme Gina, je ne rentrerais pas la phrase «Les pigistes, vous n'êtes pas là parce que vous êtes bons, mais parce que vous n'êtes pas chers». dans la catégorie du mépris, parce qu'elle reflète, hélas, une partie de la réalité.

    Certes, il y aurait du travail pédagogique à faire auprès de plusieurs syndiqués du J de M et d'ailleurs qui nous regardent très certainement de haut, mais d'un point de vue strictement comptable, hélas, ce qu'il a dit est un constat juste dans beaucoup de médias.

  • pascal lapointe a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Euh, désolé, je voulais dire "Comme Marie-Julie", pas "Comme Gina".

  • Benton a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    En lisant le Journal de Québec aujourd'hui, (Je m'étais d'ailleurs désabonné lors du lock-out) je suis tombé sur la chronique de Martineau.

    Il fait un retour dans le dernier paragraphe sur l'émission TLMEP. Il parle d'un sondage où 2 personnes sur trois serait pour le libre choix de se syndiquer.


    Nous avons le choix ou non de se syndiquer, mais collectivement!. Nonobstant la porté intentionnelle d'une accréditation donc la porté échappe a beaucoup de monde (plus particulièrement lorsque qu'on fait preuve d'individualisme) et a MArtineau en particulier, la raison est bien simple, c'est le retour des scabs... mais dans le cadre d'un contrat de travail!

    Aussi bien dire que la force de l'association vaut zéro! Les stratèges des employeurs le savent mais utilisant un principe vieux comme le monde, divisé pour régner, ils font sans cesse la promotion de l'individu, de sa liberté individuelle, etc...


    Mais que vaut notre liberté individuelle lorsque le pouvoir est concentrer entre les mêmes mains. Dans ce cas, il ne reste que l'illusion de se sentir plus fin que les autres....

  • liberté a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    J'ai écouté Tout le monde en parle et je n'ai pas trouvé Richard Martineau si affreux que ça. Il donnait sa version et l'autre la sienne tout comme JF Mercier. Toujours intéressant les échanges et l'atmotsphère dans cette émission un peu comme ici où il y a des pour et des contre. Arrêtez donc de chercher des poux où il n'y en a pas, ça devient ennuyeux à la longue. En conflit de travail impossible de se parker dans le milieu c'est blanc ou c'est noir, rien à faire... mais lorsque tout se règlera ils iront tous prendre un verre ensemble et riront de tout ce qui s'est dit.

  • Notme a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    vous considérez-vous comme une journaliste pour demander des conditions similaires a l'UDA? Pourquoi critiquez vous la neutralité de Richard Martineau et de part le fait même son statut de journaliste si vous même n'êtes pas neutre dans vos commentaire et pensez que nous allons vous traiter comme une journaliste?


    Avant de faire la critique d'une personne, il faut toujours se regarder dans le miroir.


    Concernant les normes pour les pigistes, je suis totalement contre. Je suis moi-même pigiste (pas journaliste, mais pigiste quand même dans le domaine des technologies) et je ne voudrais pour rien au monde qu'un organisme se mette a gérer mon salaire. Pourquoi y-a-t-il des pigistes? Pour la simple et bonne raison que les pigistes aiment gérer leur horaire, leur salaire, leur mandats, leur affaires.


    On a surtout pas besoin d'un espece de foutu syndicat pour les pigistes. Si je suis pigiste c'Est justement parce que je déteste les syndicat et toute forme d'organisme qui me met des bâtons dans les roues. Normalement, quand on est rendu à être pigiste, c'est qu'on a une certaine réputation et un certain savoir-faire. Si un pigiste n'a pas ces 2 choses la, c'est qu'il devrait continuer de travailler pour une compagnie encore quelques années car il a besoin de sécurité et d'expérience. Tous les pigistes qui ont ces 2 choses la (réputation et savoir-faire) vous dirons qu'ils ne veulent pas d'organisme pour gérer leur salaires car ils font deja de TRÈS bon salaires nettement au dessus de la moyenne.


    Concernant les compagnies qui disent que les pigistes sont bon-marché. c'est totalement vrai. les pigistes c'est le meilleur des mondes pour une compagnie et pour le pigiste.


    Le pigiste peut retirer un très bon salaire en faisant affaire avec un bon comptable et en s'incorporant (Nom de compagnie inc.). S'il a bonne réputation, il n'auras pas de difficutlé a trouver une mandat/projet au salaire qu'il demande.

    du coté de la compagnie, elle n'a pas besoin de payer une personne a rien faire lorsqu'il n'y a pas de mandats. Elle n'a pas besoin de payer d'avantage sociaux. elle n'a pas besoin de payer d'impôts. Le pigiste rentre dans la section dépense et est super facile a gérer sur le plan de la comptabilité. Le pigiste est axé sur la performance et la qualité, donc pas de problème d'employé paresseux.


    Si vous ne voulez pas être pigiste, madame Gladel, SVP, ne gâchez pas la vie des autres pigistes en demandant un organisme pour gérer les pas-bons en rabaissant les meilleurs comme le ferait un syndicat.

  • Cécile Gladel a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    notme : je parle des journalistes indépendants pas de la totalité des pigistes. La manière dont sont payés les journalistes indépendants est l'une des seules catégories de travailleurs autonomes qui gagnent moins en étant pigistes qu'en étant salariés.
    Je crois que vous ne connaissez pas vraiment le dossier des journalistes indépendants. Vous pouvez en apprendre plus sur le site de l'AJIQ : www.ajiq.qc.ca
    Pour votre information, je suis journaliste indépendante par choix et le resterai et je gagne ma vie correctement. Si j'étais permanente dans un quotidien je gagnerai plus. C'est mon choix, sauf que je ne bats que pour moi mais pour l'ensemble de la profession...C'est tout.

  • Le passant a dit le 2 février 2009 Signaler ce commentaire

    Il y a du bon dans la négociation de tarifs et de conditions d'engagement minima, s'inspirant de la façon de faire de l'UDA. Il y a en effet à l'UDA, de par la réalité des métiers que couvre ce syndicat, une très grande variété.


    Parmi les points intéressants dont on peut s'inspirer:


    - 1) Le tarif minimum est un tarif de base à partir duquel une personne plus expérimentée peut négocier son tarif à la hausse.


    - 2) Tout comme le fait l'UDA, il peut y avoir des contrats différents pour divers types de médias (petit ou grands) et divers types de travaux (article plus sommaire, ou article d'enquête).


    Ce genre d'avantages en sont d'autant plus qu'ils ne sclérosent rien et laissent une bonne latitude au pigiste et à ses clients.

  • vogueT a dit le 3 février 2009 Signaler ce commentaire

    je suis tout a fais d'accord avec Marie Julie comme comparaison de un bateau.Le Commandant est le seul MAÎTRE a bord,,,,MAIS,,,,je ne vois pas le mécanicien servir les repas tout comme la dame de ménage allée ajuster les boussoles et non plus ,je ne vois pas le commandant allé vérifier le gouvernail sous le bateau.Chacun a leur poste et ont vas se rendre a bon port.


    Alors,laissons les journalistes faire leur propre travail et les pigistes faire le leur.Le poste de comptabilité est il géré par les livreurs ou les imprimeurs.Le directeur général de la compagnie va tu charger les camions la nuit.Pourquoi toujours essayer de se foute le nez dans les affaires des autres plutôt que d'essayer de gérer ses propres affaires et de former une équipe qui pourrais travailler en harmonnie et simplicité.

  • OdilO a dit le 5 février 2009 Signaler ce commentaire

    Vous avez raison vogueT, chacun(e) sa caste: le commandant à son gouvernail, la dame au ménage, le mécanicien à son moteur...

  • UDPvideo a dit le 7 février 2009 Signaler ce commentaire

    Ont se paye la tête a Martineau :O)
    et Martineau est au courant et est un peu fru lol

    http://www.youtube.com/watch?v=9ZBxvQQXcw0


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