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lundi 6 septembre 2010 à 9H33

Courir après la forme


image:http://assets.branchez-vous.net/images/branchezvous/marathon.jpg

Hier, marathon de Montréal. Les coureurs de tous pays ont envahi les rues. 42, 21, 10, 5 ou 1 km, peu importe, on courait. Le marathon de la métropole fêtait son 20e anniversaire avec une nouvelle ferveur, car tout le monde semble courir après quelque chose.

Établissons mon biais tout de suite. Je cours. Je cours de manière plus ou moins assidue depuis 2003. Je ne suis pas du tout une championne et ne le serait jamais. C'est un plaisir tout simplement et une manière de se dépasser. Je ne cours pas les courses. J'en ai fait deux. Deux fois le 5 km de la Classique du parc Lafontaine. Je n'ai pas fait des temps canon du tout. M'en moque. Je cours pour le plaisir, pour la relaxation et pour être en forme. Je cours pour la gang depuis que RueMasson.com a mis sur pied le Club de course les Pélicans.

Hier, j'avais l'impression que la moitié de mes amis participait au Marathon. Quelques-uns faisaient le 42 km. Plusieurs le demi-marathon et d'autres le 10 km. Ils étaient tous fiers de leur accomplissement, mais ont tous mal aux jambes ce matin. Même le chef de Projet Montréal a participé au demi-marathon.

Tout n'est pas parfait dans l'organisation de ce marathon. François Cardinal y a participé avec brio, mais a terminé dans l'évanouissement et les vomissements. Il critique l'organisation finale et la lenteur de l'intervention. Avec raison. Les commentaires après le billet vont dans le même sens. Quand on veut concurrencer les plus grands marathons, il faut avoir l'organisation qui suit.

Ici on voit l'arrivée en 360 au Stade olympique.

L'important n'est pas de bouger ? De ne pas rester sans rien faire, de jouer dehors comme le souligne François Cardinal dans son dernier livre, Perdus dans la nature. Il y constate que les enfants ne jouent plus dehors et qu'on ne les met plus en danger. Un peu trop de protection ?


par Cécile Gladel



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VOS COMMENTAIRES


Cet article a reçu 8 commentaires


  • Bérangère a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Et moi qui croyait voir François Cardinal évanouit et sans connaissance dans l'image 360: dommage.

  • Guy a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    « François Cardinal Il y constate que les enfants ne jouent plus dehors et qu'on ne les met plus en danger. Un peu trop de protection ?»

    C'est le drame des années 2000.

    Les enfants surprotégés,qui doivent pratiquement porter une armure, ou qui sont littéralement «scotché» sur l'ordi, les jeux vidéos, et aussi qui sont des adeptes du texto au cell.

    Je ne dirai pas «dans mon temps...»
    Pour nous, jouer dehors était naturel et normal.

    Pas besoin que la mère ou le paternel nous incitent à aller jouer dehors.

    Et oui l'important c'est de bouger.
    ================================================

  • Bérangère a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Avant les enfants jouaient dehors (naturellement) parce que c'était plate à l'intérieur.

    Alors qu'aujourd'hui, l'intérieur se transforme en piste de course, terrain de tennis, de hockey, football, mission d'espionnage et combat inter-galactique.

    À moins de construire un immense méga parc aquatique au coin de la rue, l'extérieur est devenu plate et ennuyant.

  • Guy a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    C'est certain que si l'on demeure en région, avec la nature toute proche, il y a beaucoup à faire dehors.

    Plein d'aventures dans le petit boisé derrière la maison qui devient la jungle Amazonienne ou une forêt sauvage avec tous ses dangers et le risque qu'un ours immense arrive par derrière......

    On se construit un camp avec des bouts de bois des branches et des morceaux de carton, pour s'abriter de l'ennemi qui nous guette à l'Orée du bois.

    Jouer au cowboy et aux indiens avec Ô GRAND DANGER, des fusils à pétard ! Mais quelle violence !

    Se tirer dessus avec des arcs et des flèches pour enfant ! Quelle violence !

    Et puis y avais jouer au lutteur ! Encore de la violence !

    Et l'hiver, on faisait des tas de neige que l'on compactait avec des pelles, et le lendemain on commençait à creuser notre Iglou ........mais quel danger ! Ils vont mourir étouffé sous la neige !

    Et oui, j'ai eu une enfance extraordinaire à m'amuser dehors.
    Pas de casque pour descendre la «côte au bonhomme Ulric» en casse cul.

    Faire du vélo sans casque et oui, s'érafler les coudes, les genoux.

    Tuer son chum avec un fusil à pétard....que de violence !

    ça pas de bon sens, enfermez moi quelqu'un !

  • Bérangère a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Ouais... quoi rajouter... Zzzzzz Zzzzzz (désolé)

    Aujourd'hui les enfants/ados ne font plus semblant de jouer: ils sont des agents de la CIA, ils jouent contre les meilleurs joueurs au monde, et combattent de méchants monstres en 3D.

    Si, si! Prend 2 minutes pour discuter avec eux et leur réponse te surprendra.

    Jacques Villeneuve pratiquait sa prochaine course sur le véritable parcours (virtuel). Des pilotes d'avion sur des simulateurs de vol (essais X-plane 9 = hallucinant.) Et des urbanistes avec SimCity 4.

    Pas mal plus intéressant que jouer aux cowboys/indiens non?

  • viking a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Personnellement je fais mon 50km de vélo par jour bien sur c'est un minimun et quand je travaille malgré tout près la soixante dix années mon horaire est de 12hres par jours .

    J'aime bien l'extérieur sauf l'hiver,j'aimeraie être un ptit oiseau et immigré vers le sud durant la saison froide.

    La santé c'est bouger et jouer dehors.

  • Guy a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Voilà ce qui est d'une tristesse incroyable.
    Nous sommes en 2010, dans une société supposément riche.

    Toutes mes condoléances à la famille.

    http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2010/09/20100906-154204.html

  • manouche a dit le 6 septembre 2010 Signaler ce commentaire

    Je dirais que ceci est le plus important : "...De ne pas rester sans rien faire,..." (L'oisiveté comme mode de vie est, à mon avis, l'une des pires choses pour le déséquilibre du corps physique comme psychique).

    Et ensuite, c'est une question de recherche d'équilibre entre activités qui stimulent l'intellect et le métabolisme.

    Parce que comme l'oisiveté, la "concentration" d'un seul type de stimuli amène aussi un déséquilibre. C'est un peu comme ne manger qu'un type d'aliment. Ça entraîne des carences vitaminiques.

    L'activité physique stimule la production de certaines hormones qui permettent de maintenir un bien-être psychologique. Des études scientifiques le prouvent. Je trouve que l'on ne met pas suffisamment d'emphase sur cet aspect du loisir qui demande une certaine énergie au "body"!

    Il y aurait peut-être moins de souffrance psychologique de premier niveau s'il y avait davantage de remuage du "popotin"...! :o)

    Bien qu'il existe une sensibilisation sur le bienfait de l'activité physique dans le cadre de certaines maladies soit pour les éviter/contrôler, je trouve qu’on associe encore beaucoup (surtout dans le cas où la maladie n’est pas une inquiétude) que l'activité physique est essentiellement reliée au maintien de poids, de belle silhouette, etc. et on parle peu de l'apport sur le moral. Effectivement, a priori, un bon moral ne se "voit" pas, c'est moins "spectaculaire" : " WOW! Elle/il parait VRAIMENT "bien"!" mais se ressent ou influence en "mozuss" et peut nuire tout autant parce qu'ayant également une influence sur la maladie.

    J’admets avoir relâchée la cadence en raison, au départ, de blessures. Reprendre le « bit » n’est pas évident. Mais à une époque où j’y étais très assidue, on m’a très souvent abordé et questionné sur le pourquoi. Parce que les courbes étaient sensiblement aux bons endroits et aux dimensions jugées acceptables, on ne comprenait tout simplement pas la motivation. Et cette vision était unanime peut importe le milieu dans lequel j’évoluais.

    Il devrait se faire davantage un travail sur l’aspect plus « global » de l’activité physique et non de manière compartimentée/étroite. Si vous souffrez de ceci, il est bien de faire cela! Pour éviter d’avoir ça, il est bien de faire ceci!

    D’après moi, avoir de belles formes mais avec un caractère d’enfer n’amène pas plus à un bien-être global…!

    Bouger plus pour sourire…plus! :o)


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