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jeudi 29 octobre 2009 à 0H01

La disparition sociopolitique du français en terre d'Amérique fait partie de l'ADN du Canada


Il n'y aura pas d'appel. Le plus haut tribunal du Canada s'est prononcé. C'est  clair et béton. Depuis la constitution de 1982,  Québec n'a plus la priorité législative pour garantir la pérennité du français sur son territoire. C'est la loi du Canada qui s'applique. Et celle-ci contredit celle du Québec. L'annule même.

Autant l'unanimité politique  s'était exprimée à l'Assemblée nationale dans l'adoption d'une loi éliminant un privilège de riches, autant l'unanimité juridique s'est exprimée à la Cour suprême du Canada pour élever ce privilège au rang d'un droit constitutionnel. Il y a ici deux pays. Un, démocratique, dont les élus portent les intérêts supérieurs de leur peuple. Un, élitiste, dont les juges,  nommés par un premier ministre,  ont le mandat  d'en façonner un autre (nation building). Deux pays, deux philosophies politiques, deux cultures, deux peuples.

Il y a eu 1755, la déportation des Acadiens. Puis 1759, la conquête militaire anglaise. Puis 1840, l'acte d'Union de force du Bas et du Haut Canada. Puis 1867, l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique noyant le Québec dans  quatre puis  treize législatures. Puis 1982, nouvelle constitution canadienne,  jamais signée par le Québec,  réduisant les   pouvoirs  de la seule Assemblée nationale contrôlée par un  peuple français d'Amérique du Nord.

Depuis ses origines lointaines le Canada est fidèle. Ce qu'il n'a pas totalement réussi avec les armes, il a tenté de le compléter avec le pouvoir colonial. Ce qu'il n'a pas totalement réussi avec le pouvoir colonial, il a tenté de le compléter avec une structure fédérale. Ce qu'il n'a pas totalement réussi avec la structure fédérale il  tente aujourd'hui de le compléter avec le pouvoir juridique. Après l'éradication, l'assimilation puis la marginalisation, aujourd'hui la folklorisation. Les types de pouvoir n'interfèrent point. La disparition sociopolitique du  français en terre d'Amérique fait partie de l'ADN du Canada. C'est son acte fondateur, son fils conducteur et aujourd'hui  son mur de Berlin. Terminus.

La liberté ne s'est jamais laissé emprisonner. Le chemin peut être long et les obstacles le tracer. C'est le sens de la  dernière décision de la Cour suprême du Canada qui indique, noir sur blanc, que la tutelle canadienne est un éteignoir et sa voie,  un cul-de-sac. Alors par où passer? Par là même où la Cour suprême a dressé l'obstacle ultime; la langue. Il faut tout reprendre mais dans un tout autre cadre, celui de la mise en place des fondamentaux de  l'indépendance du Québec.

Qu'est-ce à dire?  Reprendre l'offensive linguistique dans le cadre de la mise en place d'une constitution québécoise dans laquelle la charte de la langue française révisée aura un statut constitutionnel tout comme la charte des droits de la personne; de la révision de la loi 101 refaisant du français la seule langue de l'administration publique;  de la création de la citoyenneté québécoise dont la connaissance du français pour les nouveaux arrivants sera une condition  nécessaire;  d'une stratégie large de francisation des milieux de travail des petites et moyennes entreprises pour que l'apprentissage par les immigrants d'une troisième langue, l'anglais, ne devienne une discrimination; de l'extension aux réseaux privés et au CEGEP de l'application de la loi 101;  d'une Cour suprême du Québec adjugeant  les litiges  afférents à l'application de ces nouveaux dispositifs juridiques.

Cette offensive est d'abord et avant tout un message clair au Canada et au monde que le Québec ne se laissera pas faire. Au contraire, devant l'avenir  que lui réserve le Canada, il entend s'affirmer, voler de ses propres ailes et être au monde une composante originale   de la riche diversité langagière et culturelle de la planète. Et qu'il le fera politiquement en s'assumant ultimement comme nation dotée d'un État moderne complet. S'il est un bon côté à la décision de la Cour suprême du Canada c'est celui d'avoir donné au Québec  l'heure juste, une dernière fois.

 

 

 

 

 

 


par Gérald Larose

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Cet article a reçu 28 commentaires


  • Guy a dit le 28 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Il n'y a que la séparation du Québec qui va être une bonne façon de régler le problème.
    .
    Encore faudrait-il avoir un vrai leader, un chef capable de crier haut et fort.......ce qui n'existe pas actuellement au Québec.
    .

  • Jean a dit le 28 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Bonsoir Gérald,

    Vous êtes en avance il me semble. Nous sommes mercredi soir à 22h55. (sourire)

    En ce qui concerne votre texte, je retiens ce qui suit :

    « Reprendre l'offensive linguistique dans le cadre de la mise en place d'une constitution québécoise dans laquelle la charte de la langue française révisée aura un statut constitutionnel tout comme la charte des droits de la personne; de la révision de la loi 101 refaisant du français la seule langue de l'administration publique; de la création de la citoyenneté québécoise dont la connaissance du français pour les nouveaux arrivants sera une condition nécessaire; d'une stratégie large de francisation des milieux de travail des petites et moyennes entreprises pour que l'apprentissage par les immigrants d'une troisième langue, l'anglais, ne devienne une discrimination; de l'extension aux réseaux privés et au CEGEP de l'application de la loi 101; d'une Cour suprême du Québec adjugeant les litiges afférents à l'application de ces nouveaux dispositifs juridiques. »

    Soyez assuré Gérald que vous avez mon appui inconditionnel.

  • Pascal Henrard a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Il faut bien entendu continuer le combat. Mais il faut aussi et surtout inciter les jeunes à embarquer dans le mouvement. Ce sont eux qui portent l'avenir de notre identité.

  • ysengrimus a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Oh, bon an mal an, elle survivra, notre civilisation québécoise

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/02/sur-notre-civilisation-quebecoise/

    Elle poursuivra sa succession de syncrétismes. On n’efface pas une culture aussi douloureuse par du battage légaliste…
    Paul Laurendeau

  • Stvcc a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire


    « S'il est un bon côté à la décision de la Cour suprême du Canada, c'est celui d'avoir donné au Québec l'heure juste, une dernière fois. »


    Qu'est-ce qui empêche l'Assemblée nationale du Québec de se lever et sous une motion et de refuser de reconnaitre la déclaration de la cour du Canada ?

    À ce que je sache , il a mainte fois été dis et répéter que le pouvoir de l'Assemblée nationale est au-dessus du pourvoir juridique de la cour suprême du Canada .

    Ç’a été répéter à Bélanger Campeau et répéter ailleurs . C'est simple nos politiciens on simplement la chienne de se faire entendre tout simplement . Ils ont peur d’Ottawa , ils ont peur des Anglais , des "asti" de peureux voilà tout .
    Le Québec à un devoir moral d'être désobéissante face au patron de l'autre côté de l'Outaouais .

    Donc à votre énoncé que j'ai retenue mon cher Monsieur Larose eh bien non c'est loin d'être la dernière fois que l'on s'essuie les pieds sur nous .

    Après ça on viens me faire le moral sur le soutien aux systèmes et de mon devoir de citoyen et d’avoir CONFIANCE ... s.v.p. moi j'embarque pu de vos maudites niaiseries .

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Stvcc

    Les libéraux ne nous défendront pas

    http://www.ledevoir.com/2009/10/29/274193.html

    Le PQ sur le point de la langue a toujours été très très pro actifs.....faut leur donner cela tout de même.

  • Stvcc a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    @NL
    Le PQ a bien jasé, mais très peu fait depuis 1982

    DE simplement REFUSER un jugement qu'une assemblée refuse est légitime et JAMAIS nos poltrons n’ont osé le faire .
    Croire que se défendre comme peuple ne peut se faire que dans l'allégresse et la joie et bien je ne vie pas dans la même réalité que mes politiciens .


    Un seul mot «s'affirmer»

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Je parle de la question de la langue Stvcc

    La loi 104 qui était une très bonne chose, elle a été mise en place par les péquistes sous Landry.

  • Jaurès Jean a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Il suffirait d'utiliser la clause "nonobstant". (commentaire de Gérald Larose: impossible. Il est interdit d'appliquer la clause nonobstant à l'article 23)

  • Jaurès Jean a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire


    @ m.mony Vibescu


    Pour notre malheur, vous avez raison. Comme le dit Philippe Léotard dans une de ses chansons, "Pour faire l'amour à la vie, il faut d'abord s'aimer soi-même". Le peuple québécois a le dos courbé....

  • Stvcc a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    @NL
    oui une loi je vous sur ce point, mais a quoi sert une loi si la volonté de la défendre n'est pas là ?

    Au premier amendement de la 101 aurait été, un NON clair de notre assemblée nationale Ottawa aurait compris, le message .

    Une loi ne vaut rien s’il n'y a pas de volonté de la soutenir .

    À malgré toutes les lois et toutes les clauses possibles il n'y a aucun pouvoir au-delà de la représentation de notre assemblé national qui ne se lève jamais debout quand il est temps de le faire

    Au diable notre gouvernance de merde . De droite comme de gauche .

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Stvcc


    Il est toujours temps de se défendre...

    C'est pas fini cette histoire, on ne restera pas là sans bouger. Nous n'accepterons pas ces écoles passerelles vers l'anglais...

    Le recul est trop grand, je parie que la bataille est loin d'être finie.

  • moonangelmusic a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Je vis en Ontario.
    Je vis en Français.

    Fière d'être Franco-Ontarienne, je suis déçue de voir comment les Québécois se perçoivent 8 fois sur 10 les seuls francophones du pays. La séparation ne servira à rien sauf à déchirer un pays, déchirer les francophones. Le Québec est une province, comme les 12 autres, non un pays. Oui, l'anglais prend de l'ampleur. Pour ceux qui savent leur histoire, chaque langue, à un moment ou un autre, était dominante dans le monde: le latin, le grec, le francais. Aujourd'hui, c'est le tour de l'anglais. Dans 50-100 ans, peut-être que ce sera l'espagnol. Il est toujours bien d'apprendre la langue sans ignorer sa culture et son passé (commentaire de G. Larose: LE QUÉBEC EST QUATRE FOIS PLUS BILINGUE ET NEUF FOIS PLUS TRILINGUE QUE N'IMPORTE QUEL AUTRE TERRITOIRE DU CONTINENT) . Je parle beaucoup anglais, mais ma culture est francophone dominante. Les anglais ont peut-être essayé de nous chassé il y a 400 ans, ( COMMENTAIRE DE G. LAROSE: IL Y A 400 ANS, JUSQU'EN 1750, NOUS ÉTIONS 100% FRANÇAIS. IL Y A 200 ANS NOUS ÉTIONS 70%. IL Y A 100 ANS NOUS ÉTIONS 35%. AUJOURD'HUI NOUS SOMMES 20% DONT 2.4% EN DEHORS DU QUÉBEC. DEVINEZ COMBIEN IL EN RESTERA SI QUÉBEC DEMEURE LONGTEMPS ENCORE UNE PROVINCE DU CANADA?. mais nous sommes toujours là, toujours combattants et nous serons là dans 400 ans d'ici.
    Puis-je dire en passant que nous avons tous du sang anglais, écossais, irlandais... Je suis la descendante d'un grand général anglais et MA culture est francophone!

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Ouais....sauf que les Québécois qui se rappellent leur histoire savent qu'ils n'ont pas été chassés par les anglais il y a 400 ans....

    C'est bien beau citer l'histoire...encore faut-il la connaître....

    Je me souviens mêêêê j'm'en rappelais plus.

  • Jaurès Jean a dit le 29 octobre 2009
    en réponse au commentaire de moonangelmusic
    Signaler ce commentaire


    @ moonangelmusic


    Je suis QUÉBECOIS, le canada, je m'en tape. Mon ancêtre est arrivé en 1648 et a marié une Montagnaise. Mon PAYS c'est le QUÉBEC et ma langue, le Français ou le Montagnais (que je ne connais pas par malheur). Si les Canadiens d'expression française veulent garder leur identité, qu'ils immigrent au QUÉBEC.

  • Jaurès Jean a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire


    @ moonangelmusic


    "Je suis la descendante d'un grand général anglais et MA culture est francophone!"


    TU DEVRAIS AVOIR HONTE !

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Ben moi je n'ai pas d'ancêtres anglais ni irlandais...seulement français ou autochtones.......un grand chef mohawk (mangeur d'hommes)aussi je crois...

  • Stvcc a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    @Moonangelmisic

    Mes racines sont aux 3/4 irlandaise et le restant Bretonne , ma langue ancestrale est le gallo ou bien le Gaélique tout dépend de quelle cotée on regarde , de l'ile verte ou bien de l'Armorique.

    Mais une chose est sûre , le fait français du QC a besoin d'être une langue majoritaire chez elle, et non une minoritée dans un pays d'anglais. Tout comme le gaélique/Gallo qui revient en Ire ou en Bretagne et que le Farsi s'impose en Iran au lieu et en lieu de l'arabe.

    Le Québec n'a pas à être la province bilingue du Canada, mais un Pays francophone en Amérique du Nord.

    @NL
    J’ai eu ma dose de tapes sur la gueule pour ma belle province et mes institutions nous ont lâchement laissés tombés donc. Non je ne crois plus du tout en la politique et encore moins dans nos lâche de politiciens tout simplement. Mon action est communautaire et pour le citoyen.
    Le QC est simplement condamné à mourir à petit feu.


    Je le répète , notre assemblée Nationale n'a pas besoin de jugement de cour ou bien de lois pour agir en fonction des désirs du peuple qui a voté pour elle. Notre assemblé national a juste à dire NON à ce qui cause préjudice à son peuple point final.


    En ce qui me concerne cette assemblée n'est résider que pars des arrivistes , carriéristes , des peureux et personnage sans envergure sans aucune motivation pour le futur de notre nation.

    Une motivation oui, mais tant que ça dérange pas trop Ottawa.

  • Guy a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Moon a dit: "Le Québec est une province, comme les 12 autres....."
    .
    Désolé ma chère tu es dans le champ.
    .
    Le Québec forme une NATION et c'est cette nation qui a fondé le Canada, c'est cette nation qui a donné l'hymne national du canada, c'est cette nation qui fourni la feuille d'érable au drapeau du canada, ciboire.
    .
    Si tu veux demeurer Francophone ainsi que tes enfants,et que tes petits enfants parlent encore le Français, ben comme le dit jaurès, immigre au Québec.
    .
    Ben désolé mais je ne ressent aucune compassion avec le reste des francos à travers le canada.
    Ils ont crissé le camp du Québec jadis, ils n'ont qu'à y revenir.
    .
    Point final.

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Remarquez bien, si j'avais du sang juif, musulman, anglais irlandais ou peu importe, ça ne me dérangerais pas....

    Les ptits cris sanguins ou consanguins font juste que je me bidonne terriblement...

  • webcurieux a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    C'est une excellente décision de la Cour Suprême.

    Il est grands temps que notre pays, le Canada, amende sa constitution pour permettre à tous ses citoyens d'avoir la liberté de pouvoir utiliser la langue de leur choix dans toutes les situations de la vie.

    On ne tolère pas que notre voisin vienne nous dire quel genre de fleur faire pousser dans notre jardin, pourquoi faudrait-il lui laisser le pouvoir de nous dicter dans quelle langue éduquer nos enfants.

    Que le pourcentage de francophone dans le Canada baisse en ne laissant pas la société nous dicté nos choix culturels, soit; mais au-delà de la culture dictée par la masse, il y a la justice, la paix et la liberté.

    Je préfère grandir dans le Canada que rapetissé dans le Québec.

  • guilbos a dit le 29 octobre 2009
    en réponse au commentaire de webcurieux
    Signaler ce commentaire

    @webcurieux
    Vous apportez un bon point. Mais ici il ne s'agit pas ici du droit d'éduquer vos enfants dans la langue de votre choix. Cela est possible partout au Canada, incluant le Québec. Tant que les services sont offerts vous pouvez envoyez votre enfant à l'école anglaise si le coeur vous en dit. Ce que le Québec (et la plupart des Québécois) contestent c'est de payer pour que vous fassiez éduquer vos enfants dans une langue autre que le français. Alors vous tenez vraiment à ce que vos enfants ne soient pas éduqués en français et bien payez le prix réel, non subventionné.
    @musiquedelangedelalune
    Continuez de lutter! Et soyez certaine qu'un Québec indépendant qui rayonne encore plus que maintenant serait un incitatif certain pour apprendre le français sur ce nord-continent en majorité non-francophone.

  • img_5
    Sylvain a dit le 29 octobre 2009
    en réponse au commentaire de webcurieux
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    @webcurieux a dit: Je préfère grandir dans le Canada que rapetissé dans le Québec.

    Dommage que certains pensent encore que grandir au Québec est voir petit. Il y a plein d'exemples du rayonnement de la culture et de la force entrepreneuriale du Québec dans le monde. Remarquez que chacun à droit à son opinion sur le sujet. Je pense simplement que nous avons la force et la volonté de développer et protéger notre spécificité dans ce grand fourre-tout qu'est l'Amérique du Nord et le monde. À lire les commentaires des lecteurs de The Gazette suite au jugement de la cour suprême du Canada sur la constitutionnalité de la loi 104, je reste songeur et perplexe sur le réel désir de ces Québécois Anglophones de participer à notre développement collectif en tant que nation disctincte et francophone. Je m'étonne également que ces commentaires démontrent une peur face à nos succès et dénigrent notre désir de continuer à être ici et maintenant. On s'approche d'une attitude raciste et xénophobe de ces concitoyens québécois face à notre droit à vivre et prospérer. Étrange que ces citoyens se lovent dans la pseudo politique de multiculturalisme du Canada pour nier notre droit à croître et vivre en Français ici, chez nous.

    Il n'existe qu'une seule solution pour notre société de survivre à long terme et d'assurer notre développement: l'indépendance politique. Nous sommes plus qu'un société distincte ou qu'un reconnaissance sans impact légal de nation. Nous sommes en droit d'être et de posséder tous les outils qui favoriseront notre avancement. Nous sommes capables dans tous les domaines. Évidemment rien n'est parfait, la preuve: nous sommes contraint de co-habiter avec une nation qui bave devant un premier ministre du nom de Harper. Mais cette arrangement ne fera qu'un temps. Le temps qu'il faudra à l'ensemble des citoyens de notre nation pour comprendre que l'indépendance n'est pas une perte mais un gain.

    Pour tous. Vive le Québec. Vive le Québec libre.

  • Adolf Hitler a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    @tous ceux qui pensent que le québec peut faire un pays et que le français est une langue primordiale dans la vie, OMFG, êtes-vous sortis récemment de votre province (pays dans votre tête ????)


    Je suis allé passer 3 jours à Niagara Falls la semaine passée (je déconseille le voyage à tout le monde, à la place de faire 7 h 30 du centre ville de Montréal à cet endroit "tourist tacky", prenez votre char et conduisez 5 heures et quelques minutes pour atteindre New York City, ça vaut 14 000 fois plus la peine). À environ 45 minutes de la frontière québec-Ontario, le français n'existe plus, vous êtes regardés comme des extra terrestres si vous parlez pas l'anglais. Imaginez, 45 minutes de la frontière qui est à 30 minutes du centre-ville, pas loin là.


    Je dis pas qu'on peut pas parler français mais de connaître l'anglais est primordial, pas le choix, sinon vous pourrez pas aller loin dans la vie. Voyagez toujours en France, en Belgique et en République Dominicaine ou bien en Floride (le québec 2 dans certains coins) mais après, vous serez incapable de parler et de vous faire comprendre.


    Si on veut que nos enfants apprennent l'anglais à l'école, c'est un choix et comme on vit dans un pays libre, on peut faire ce qu'on veut. Les immigrants on peut-être en tête d'apprendre l'anglais en premier et pas le français car ça mène pas loin dans le monde, avez-vous pensé à cela.


    Si vous êtes des renfermés et que vous sortez pas du québec, ben apprenez pas l'anglais et restez pognés icitte mais si vous voulez sortir et voir le monde, apprenez l'anglais au plus criss.


    Je travaille avec, en majorité, des immigrants et la plupart connaissent leur langue première et l'anglais, le français est pas important pour eux et je comprends cela.


    Et si des québecois français aimeraient que leurs enfants apprennent l'anglais, ils ont le droit aussi des envoyer à l'école anglaise, c'est un choix. Les enfants apprennent très vite quand ils sont jeunes, c'est le temps des exposer à plusieurs langues.


    Venez faire un tour downtown Montreal et cherchez une job sans savoir l'anglais, vous n'irez nulle part.


    Faut finir par accepter que l'anglais va devenir gros partout, on peut l'apprendre et être bilingue. On peut pareil parler français même si on connaît 2 langues, slaquez avec vos vieilles confrontations anglais-français des années 1800 ciboire.

  • Madame NL a dit le 29 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    RRRRRhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh! (baille vraiment profond)...

  • img_5
    Sylvain a dit le 29 octobre 2009
    en réponse au commentaire de Adolf Hitler
    Signaler ce commentaire

    Ado, encore dans le champs une fois de plus. Svp, élargissez vos références afin de raffiner votre analyse. Nous ne tomberons pas dans le débat du besoin d'apprendre l'anglais. Nos enfants le parle et travaille en anglais. Nous le parlons et l'avons parlé majoritairement dans notre vie professionnelle. Là n'est pas la question. Nous parlons d'une socitété qui veut continuer à prospérer tout en conservant sa spécifité. Mais force est de constater que tout cela dépasse votre entendement qui réduit tout afin de faire la promotion du libertarisme économique. Un jour vous comprendrez que votre philosophie n'est bonne pour rien ni personne. Point barre.

  • Stvcc a dit le 30 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    @Adolf

    Le but n’est pas d'être unilingue ... Même qu’apprendre plusieurs langues, c'est une richesse .


    Mais tu conviens que les membres , les citoyens de même pays ne devraient pas être en mesure de communiquer ensemble et d'être en mesure de se comprendre entre voisins du même pays ?

    Ce n’est pas une aberration à tes yeux que des citoyens d'un même pays se dénigrent et qu'ils ne soient pas en mesure de se comprendre ?

    Maintenant fait l'étape de savoir qui apprend quelle langue pour que nous puission tous communiquer ensemble et tu verras simplement ou est ta place dans ce pays .

  • Friponno a dit le 31 octobre 2009 Signaler ce commentaire

    Bonjour Tous.
    Jusqu'au moment ou vous avez commencés à comparer vos origines je suivais très bien le débat et je trouvais intéressant de voir des opinions qui divergeaient mais qui se défendaient toutes très bien. Quand on commence à dire moi je suis de descendance unetelle mes origines sont de tel endroit, on commence à perdre ses repères car personnellement je connais mes origines jusqu'à une certaine époque aussi mais dans la lignée traditionnelle i.e. de père en fils. Quand on remonte un arbre généalogique, nos ascendants sont aussi multiples que nos descendants le seront alors avant de se targuer d'être descendants de Français de souche faut en être certain et personne ne peut affirmer hors de tout doute ses origines.
    De toute façon le débat a dévié à ce moment là car la question n'est pas de savoir quelles sont nos origines historiques mais quelle fierté on a de posséder une langue aussi riche que le français et jusqu'ou on est prêt à la laisser se faire bafouer avant d'agir et de réagir.
    À ceux qui dénigrent les Franco-canadiens hors Québec, je vous trouve méprisants et méprisables, car si les français n'étaient pas partis de leur France natale on ne serait pas là à débattre de l'avenir de notre langue sur le continent nord-américain. Alors ceux qui ont choisi de se rendre ailleurs sur le continent méritent aussi le respect.
    De toute façon si on se fie aux cartes géographique d'il y a quelques siècles, la Nouvelle France s'étendait sur un bien plus grand territoire que le Québec d'aujourd'hui, alors ce ne sont peut-être pas les Francos qui ont quitté leur territoire mais le territoire qui été réduit et qui a laisser derrière des membres de la communauté Franco qui ont due par la suite s'adapter à leur nouvelle réalité de minorité afin de survivre.






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