Le Québec a mal à ses universités! Haussons les frais de scolarité! Pour régler le déficit, abolissons les CPE. Pour réduire la dette, vendons Hydro-Québec. Etc. Etc. Bref, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. Ils (pas beaucoup d'elles dans le tas) ont une approche pointue. Obsessivement pointue. Qui finit par irriter. Parce qu'elle distrait des véritables enjeux et fausse le débat.
Les universités sont sous financées. De la conciergerie jusqu'au rectorat, toutes les parties prenantes en conviennent. Au printemps dernier, à l'UQÀM, les profs ont même fait sept semaines de grève pour obtenir un ajout de 150 nouveaux postes. Sur la situation des universités, le diagnostic est approximatif mais non impertinent. La solution cependant est totalement folichonne!
Les frais de scolarité sont un élément de l'équation. Il en existe plusieurs autres qui sont davantage structurants.
Par exemple, le financement par tête de pipe qui a enclenché une course à la clientèle faisant en sorte que l'Université de Sherbrooke est à Longueuil, Rimouski à Lévis, Gatineau à St-Jérôme, Québec à Laval, etc. etc. Des centaines de millions$ dans le béton au détriment des investissements dans l'humain.
Par exemple, l'embrouillamini au Québec quant à la recherche fondamentale et la R&D que le fédéral a acheté au grand complet depuis le référendum de 95 et dont le financement n'est ni intégré, ni récurrent. Comme les bourses du millénaire.
Par exemple, à Montréal, les écarts de ressources universitaires entre le secteur francophone et le secteur anglophone qui fait que Concordia et McGill réunies comptent plus de professeurs à temps plein que Université de Montréal et UQÀM réunies.
Par exemple, la capacité de McGill à lever à elle seule, du secteur privé, des sommes d'argent supérieures à celles que toutes les universités francophones du Québec réunies réussissent à recueillir pour une rétention de professionnels au Québec de la part de McGill sensiblement inférieure à celle des universités francophones.
Par exemple les structures salariales des hauts dirigeants. Etc. Etc.
Bref, il n'est pas évident que le simplisme de la solution transcende la complexité du problème. Surtout que le Québec poursuit toujours son rattrapage du nombre de diplômés par rapport à l'ensemble de sa population. Ce seul aspect mérite des explications. En quoi, diable, une majoration significative des frais de scolarité est un puissant incitatif à fréquenter les institutions d'études supérieures? Surtout à la lumière des dernières statistiques qui nous indiquent qu'il n'y a qu'au Québec où la fréquentation universitaire des 18-24 ans a augmenté. Partout ailleurs au Canada, là où les frais de scolarité ont connu des hausses, elle a diminué.
Nous sommes en présence d'une autre proposition idéologique, libérale, concoctée par le même think tank (Institut économique de Montréal et CIRANO) et propulsée par le même aréopage de classe que sont les Lucides et qui n'en ont que pour le marché. Le modèle marchand est un modèle. Ce n'est pas le seul. Il y en a d'autres générant plus de prospérité parce que plus égalitaires et plus solidaires. Ce sont les modèles hyper performants des pays du Nord de l'Europe. Pourquoi n'y jetterions-nous un œil. Ils ne devraient pas s'y objecter. Ils veulent toujours et avec raison que nous nous comparions à ce qu'il y a de mieux.
par Gérald Larose
Très bon article M Larose, ça fait du bien d'entendre d'autres voix que celles de nos économistes conservateurs....
« Ce sont les modèles hyper performants des pays du Nord de l'Europe. Pourquoi n'y jetterions-nous un œil. Ils ne devraient pas s'y objecter. (sic) »
La réponse pourrait-elle être parce que les abrutis bornés qui font parti du think tank (Institut économique de Montréal et CIRANO) et des Lucides ont été depuis longtemps assimilé par la mentalité capitaliste nord-américaine, ne voyant que le profit (et rien d'autre) même dans l'éducation universitaire ?
C'est jusqu'à plus de 52% des diplômés des universités québécoise anglophones qui quittent le Québec dans les deux premières années, après que les Québécois ont payés leurs frais jusqu'à 158,200 $ par tête !
Vous savez combien ça fait en centaines de million$ ça ?
Or, ces universités anglophone sont proportionellement 4 fois plus subventionnées que les universités francophones.
Maintenant, ces "lucides", Lulu en tête, nous proposent d'augmenter ces frais que les Québécois devront payés encore de plus pendant qu'Ottawa et l'entreprise privée anglophone augmentera proportionellement leurs subventions à ces institutions anglophones pour compenser et conserver leur avantage.
Ils saignaient déjà les Québécois, mais là ils passent à l'égorgement.
Le MUHC anglophone à 2 milliard$ étant la cerise sur le "cake".
Je ne pense pas que tout doit être jeté aux poubelles concernant les prétentions des lucides. je pense qu'il faut y porter un peu d'intérêt tout de même...
Du moins, étudier plus en profondeur ces prétentions. Bien qu'à première vue, émotivement, on soit porté à dire qu'il ne faut augmenter les frais de scolarité, dans les faits, il faut tout de même regarder l'impact que cela aurait, positivement ou négativement.
La question me laisse un peu perplexe... Si je prends mon cas personnel, je ne pense pas qu'augmenter les frais de scolarité changerait mes choix. Je n'ai jamais cessé d'étudier par plaisir et je n'ai jamais vraiment regardé le prix... En fait, je sais que ça me coûte déjà très cher mais sans plus.
Aussi, il y a le fait que pour la plupart des jeunes, ce sont les parents qui payent et non les pauvres petits étudiants... ils sont tout de même minoritaires les étudiants qui payent eux-mêmes leurs études!
Si vraiment la promesse d'augmenter aussi en même temps l'aide financière est faite, c'est vrai que cela ne changera pas grand chose dans la vie des pauvres, mais pour les étudiants de parents riches, cela fera que ces riches vont faire leur plus juste part.
Le problème vient donc surtout du fait que j'ai de la difficulté à croire qu'on va vraiment de bonne foi aussi augmenter l'aide financière... c'est là que j'y crois beaucoup moins et que j'ai peur de me faire passer un sapin !
Sinon, est-ce que vraiment l'augmentation va diminuer l'achalandage? Je ne pense pas. Mais je n'en suis pas certain non plus. Il y a des cas de certains pays qui l'ont fait et ça n'a supposément rien changé à l'achalandage.
Ça reste à voir. Je demande seulement à être convaincu et qu'enfin des études vraiment sérieuses et indépendantes fassent la lumière la dessus. En ce moment, je ne vois que des débats de partisannerie... et ça me pue au nez la partisannerie.
Il faut laisser de côté les "émotions" de la gauche et les desseins de la droite... et avoir carte sur table de façon objective. C'est bien difficile sur un sujet sensible et riche en émotion qu'est l'éducation...
Par contre, je suis d'accord que les universités s'étendent et achètent trop de béton... les satellites... ça fait un moment donné!
Quelqu'un qui veut vraiment étudier, va y aller pareil je pense bien.
Quelqu'un qui ne veut rien savoir d'étudier, même gratuit n'ira pas... il y a des programmes pour ceux sur le BS dont on les paye même pour aller à l'école et ne veulent rien savoir.
Je pense bien que le prix influence peu le choix...
Sûrement pour quelques-uns mais ils sont plutôt marginaux j'ai bien l'impression.
2.7
Tu dis:
"Ça reste à voir. Je demande seulement à être convaincu et qu'enfin des études vraiment sérieuses et indépendantes fassent la lumière la dessus. En ce moment, je ne vois que des débats de partisannerie... et ça me pue au nez la partisannerie."
M Larose a écrit noir sur blanc....
"Surtout à la lumière des dernières statistiques qui nous indiquent qu'il n'y a qu'au Québec où la fréquentation universitaire des 18-24 ans a augmenté. Partout ailleurs au Canada, là où les frais de scolarité ont connu des hausses, elle a diminué."
T'écris longtemps en maudit pour nous servir seulement du "ptêt ben que oui, ptêt ben que non".
Et la gauche n'est pas trop émotive...
"T'écris longtemps en maudit pour nous servir seulement du "ptêt ben que oui, ptêt ben que non"."(Madame NL)
Exactement comme le mouton qui se dirige vers l'abatoir. "ptêêêêêt bein que oui, ptêêêêêt bein que non."
D'où le mot "sérieuses" car il y a des études qui démontrent le contraire et franchement, dans tout ça, difficile de peser le pour et le contre. Ceux qui prennent position, j'ai trop souvent l'impression que c'est pas "émotion" (d'un bord) ou parce qu'ils s'en sacrent aussi... (ou l'autre)
Je pense bien que Larose de gauche, va nous sortir que les études qui font son affaires...
Comme ceux de droite le ferons aussi.
Difficile de trouver les faits dans tout ça.
Oui c'est vrai que j'écris longtemps pour finir avec un peut-être oui ou non à la fin...
C'est que je trouve qu'il y a de bons arguments pour et de bons arguments contres. Vraiment difficile de trancher objectivement quand on est vraiment honnête.
Oh que oui la gauche est très et même souvent TROP émotive!
La gauche ne regardera jamais froidement les impacts de certains programmes et refusera catégoriquement l'ouverture de quelque débat que ce soit... parce qu'on tombe sur leurs enfants chéris.
Par exemple, qui de la gauche osera regarder le programme des CPE et le remettre en question? Aussitôt qu'on prononce le mot CPE, les caractères s'enflamment...
De même pour l'éducation... si on ose remettre quelque chose en question au niveau de l'éducation, la gauche ne voit plus clair et quitte à en perdre sa chemise au complet, elle va protéger ça par partisÂnerie...
Alors que moi, je suis indécis sur ces causes car je demande à voir du concret, des chiffres, des arguments solides qui ne sont pas basés sur de la partisÂnerie. Une vraie analyse objective.
Mais je rêve... on en verra jamais.
C'est comme sur l'indépendance du Québec, on va continuer que de répandre des images mentales... sans jamais rien présenter de concret comme étude la dessus.
Il y a de ces sujets comme ça au Québec qu'il est interdit de remettre en question... ou même de poser des questions!
Les frais de scolarité, les CPE, le BS...
Alors que peut-être le débat mènerait à quelque chose de mieux! Non de non, la gauche veut rien entendre et ne veut même pas qu'on en discute tellement la gauche a peur de perdre... alors qu'on sait pas, peut-être que les études diront qu'il faut continuer dans la même voix ou apporteront de bonnes idées pour améliorer le tout...
Mais non, les émotions l'emporte, la gauche a décidé qu'il fallait RIEN FAIRE, la gauche est bornée...
(et la droite est idiote!)
SI les frais scolaires et universitaires sont au plus bas au Canada ici, c'est que nos impôts sont au plus haut !
Aucun problème à hausser les frais scolaires, si nos impôts baissent d'autant et se rendent au même niveau qu'ailleurs avec les mêmes frais scolaires !
On va même peut-être bien, sauver de l'argent au final ! :-)
Mais les augmenter et laisser nos impôts au même niveau, ça non !
2.7
La gauche est bien plus réaliste ces temps-ci que tes conservateurs et tes libéraux 2.7....
Venez pas brailler encore une fois contre Charest si vous préférez les "ptêt ben qu'oui" et les "ptêt ben que non"...
Le mouton qui se dirige vers l'abatoire va vers la gauche et frappe la clôture, puis va à droite et frappe la clôture, et ainsi de suite.
"Il y a de ces sujets comme ça au Québec qu'il est interdit de remettre en question... ou même de poser des questions!
Les frais de scolarité, les CPE, le BS... "
Faux, faux, faux, archi faux.
À chaque année, il y a un clown de droite qui nous sort l'idée de faire payer la facture collective aux moins riches après avoir accentué pendant 20 ans l'écart riches/pauvres.
(Tout cela est archi documenté par tous les analystes sérieux).
Où pire, ils veulent vendre hydro et privatiser l'éducation ou la santé....
La gauche, qui n'a presque qu'aucun pouvoir étant donné le règne des libéraux et conservateurs, répond: "C'est pas fort" et la majorité de la population est d'accord.
T'avais besoin d'analyses objectives? Ben c'est à peu près ça le portrait depuis 20 ans...
Le dégel des frais de scolarité? Comme je disais ailleurs, ces frais ont quadruplé depuis 1990. Si tu veux des preuves, t'as qu'à demander.
Il y a selon moi un manque de vision, on suit les traditions anachronistes du systeme monetaire par habitude sans trop se demander si elle sont toujours pertinentes au 21e sciecle.
Question: Si le Quebec veut se doter d'une population productive, qualifiée et capable de resoudre les problèmes à venir, utilisons-nous l'ensembles des ressources humaines et techniques à leur plein potentiel? La reponse est NON, nous gaspillons notre potentiel.
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